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Prix d’excellence en enseignement décerné à une professeure d’études italiennes

Mme Diana Iuele-Colilli est reconnue pour son excellent travail auprès de ses étudiants

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Femme multidimensionnelle, Mme Diana Iuele-Colilli est professeure titulaire dans la Faculté des arts, directrice du Département de langues et littératures modernes, vice-fonctionnaire consulaire honoraire de la République de l’Italie pour le district de Sudbury et cofondatrice, en 1992, avec son défunt mari, Paul, de la troupe de théâtre Le Maschere Laurenziane.

Cette troupe existe toujours grâce à la collaboration avec sa collègue, Mme Christine Sansalone. À la fin de février, Le Maschere Laurenziane a présenté sa 28e pièce, Chi trova una nonna trova un Tesoro (« Toutes les grand-mères sont un trésor »). 

Mme Iuele-Colilli ne veut nullement attirer l’attention sur sa personne, car pour elle, les étudiants passent avant tout. « Je travaille dans les coulisses, dit-elle, et les feux de la rampe ne m’intéressent aucunement. »

Son esprit de partage a été souligné cette semaine par l’Ontario Undergraduate Student Alliance (OUSA). « Mme Iuele-Colilli, indique l’organisme, est digne du Prix d’excellence en enseignement de 2020 pour tous les efforts qu’elle consacre à son travail, à sa communauté, et surtout, à ses étudiants. »

 

 

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L’une des missions de Mme Iuele-Colilli est de consigner la langue hybride italiese (italienne-anglaise). Il lui importe que cette composante de la tradition orale prenne vie sur la scène. Elle la compare au franglais qui est aussi principalement véhiculé à l’oral.

L’italiese est une langue qui comble le fossé entre les générations. Cependant, le pont semble s’effondrer avec le temps et Mme Iuele-Colilli croit que la langue disparaîtra d’ici dix ans. « Enfant de parent immigrant, j’ai été élevée dans cette langue, mais je ne l’ai pas enseigné à mes enfants, avoue-t-elle. Ils parlent l’anglais, le français et l’italien dans un registre standard. »

Les personnes inscrites à un cours d’italien ne sont pas tenues de participer à la production annuelle de la troupe. Toutefois, afin d’offrir aux étudiants une expérience pratique de l’italien standard et de l’italiese, le Département offre un cours axé sur le théâtre, permettant à ceux qui ne sont jamais montés sur la scène de jouer un rôle. L’approche pratique s’avère utile dans le monde réel, car ils ont l’occasion d’apprendre une langue nouvelle et des techniques de production vocale, de suivre des instructions et de tenir compte de la rétroaction. Certains d’entre eux se dirigent ensuite vers l’enseignement.

Après les communautés anglaise, franco-ontarienne et autochtone, la population italienne est la plus nombreuse dans la région du Grand Sudbury. La pièce de théâtre donne aux membres de la communauté l’occasion d’entendre leurs langues sur la scène. Les premières productions de la troupe étaient des classiques du théâtre italien et des pièces de dramaturges contemporains comme Dario Fo, mais depuis douze ans, Le Maschere Laurenziane présente des pièces qui reposent sur la créativité de ses membres. Elles sont des pièces italo-canadiennes authentiques qui mettent l’accent sur la vie des Italiens au Canada de façon réaliste tout en contribuant à la survie de la langue italiese.

Les possibilités créées par Mme Iuele-Colilli et son équipe sont mémorables et les étudiants ne les oublient pas de sitôt, peu importe le nombre d’années après l’obtention de leur diplôme. Avec plus de trente ans d’enseignement à la Laurentienne, Mme Iuele-Colilli a certainement créé beaucoup de souvenirs pour nos diplômés et, en tant que communauté, nous la félicitons d’avoir obtenu le Prix d’excellence en enseignement de l’OUSA qui est grandement mérité.