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Cette semaine en recherche: Nomination de Jennifer Walker, Ph.D, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé autochtone - niveau II

Décembre le 2 , 2016. 

L’arrivée de Mme Jennifer Walker à l’Université Laurentienne a été saluée tant par la Faculté des sciences de la santé que par le milieu de la recherche. Oeuvrant auparavant à l’Université Nipissing, elle est chercheuse en sciences fondamentales à l’Institut pour les sciences évaluatives cliniques et professeure adjointe (de statut) à l’Université de Toronto. Première titulaire autochtone d’une Chaire de recherche à la Laurentienne, elle apporte une expertise de recherche qui enrichira les projets actuels du Centre de recherche en santé dans les régions rurales et du nord (CReSRN) et du programme pluridisciplinaire de doctorat en santé dans les régions rurales et du nord. Nommée récemment responsable des IRSC à la Laurentienne, elle se réjouit à la perspective d’aider à rehausser et à appuyer la capacité et l’intensité de recherche dans les sciences de la santé. Elle est actuellement chercheuse ou co-chercheuse principale pour des projets totalisant 1 000 000 en subventions de recherche concurrentielles et chercheuse principale d’un projet subventionné par les IRSC intitulé « Unlocking Health Information for Older First Nations Population ». Dans le cadre de ce projet de trois ans, elle collabore avec des partenaires des Premières Nations pour produire le tout premier profil régional du bien-être et de la fragilité selon l’âge en Ontario. Elle est aussi co-chercheuse principale d’une étude de trois ans sur le diabète dans les Premières Nations de l’Ontario qui est financée par les IRSC et la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) du ministère de la Santé de l’Ontario. En outre, elle est directrice de deux thèses de doctorat.

À la Laurentienne, Mme Walker fera des recherches sur les collectivités autochtones en se servant de grandes bases de données sur les services de santé que maintient l’Institut pour les sciences évaluatives cliniques (ISEC), où elle est responsable du dossier de santé autochtone. « Nous allons de l’avant avec des projets de recherche considérables, dit-elle de ses travaux auprès de l’ISEC, en utilisant ces solides ensembles de données jumelées et accordant toujours la priorité aux connaissances autochtones, à l’éthique de recherche et à la gouvernance de nos partenariats avec les organismes métis et des Premières Nations. » (tiré du Rapport annuel 2015 de l’ISEC)

Dans son programme de recherche, Mme Walker collaborera avec les populations métisses et des Premières Nations afin qu’elles soient en mesure de s’approprier des données sur leur santé et les contrôler pour en tirer profit de façon à améliorer le bien-être de leurs peuples et collectivités. Elle aide aussi les communautés qui ont besoin d’aide à utiliser ces données. Il est souhaité que ces données seront une « médecine qui guérit » les communautés et aideront à éclairer la prise de décisions touchant les questions de santé. « Les Premières Nations tout particulièrement se concentrent sur une santé positive, explique Mme Walker, et perçoivent le bien-être sous une optique holistique. Donc, si on pose des questions au sujet d’un trouble médical, on ne veut pas que ce trouble reflète l’état de la santé générale. » (Tiré d’un article des IRSC, 22 déc. 2015)

Mme Walker et des collègues ont rencontré 133 chefs de Premières Nations pour leur présenter des recherches et résultats en cancérologie, solide exemple de leurs travaux, afin qu’ils puissent y donner suite. Il s’agissait de la première présentation des résultats fondés sur les données de 200 000 membres de collectivités de Premières Nations. Ces données servent aussi à élucider des questions communautaires sur des sujets comme l’utilisation d’opioïdes d’ordonnance, la fragilité, le diabète et 18 maladies chroniques. Elle a aussi entrepris d’importants travaux auprès de la communauté Wikwemikong de l’île Manitoulin, qui veut approfondir les questions touchant le diabète et développer de meilleurs services de santé centrés sur la communauté prenant en compte les préoccupations entourant cette maladie chronique.