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Cette Semaine en Recherche: Représentation des femmes dans les STIM : Où en sommes-nous?

Représentation des femmes dans les STIM : Où en sommes-nous?

12 mai 2016 –

Université Laurentienne La Salle de lecture Brenda-Wallace, remplie de membres de la population étudiante, du corps professoral et du personnel de la Laurentienne. partie de l’Odyssée des sciences. A accueilli le premier volet, C’etait une série d’échanges sur la diversité dans la recherche et l’enseignement. La première conférence a eu pour thème « Représentation des femmes dans les STIM : Où en sommes-nous? » L’un des organisateurs, M. Thomas Merritt, Ph.D., interrogé pour savoir ce qui a inspiré cet événement particulier, avait à dire ceci. « Nous [cherchions] à organiser une série de dialogues sur la diversité dans l’enseignement et la recherche, notamment les STIM, et nous voulions qu’ils portent également sur les questions spécifiques à la Laurentienne comme la représentation des Francophones dans la recherche et l’enseignement, la recherche et l’enseignement traitant des Autochtones et des collectivités des Premières Nations, les minorités visibles dans les STIM et les femmes dans l’enseignement. Nous avons estimé que cet [événement] serait la meilleure amorce de ces discussions.

 

Ce que nous voulons faire, c’est d’inviter notre groupe d’experts à commencer le dialogue et à entraîner l’auditoire, un dialogue qui souligne nos réussites et qui nous permet aussi de prendre un peu de recul pour examiner honnêtement ce que nous pourrions et devrions faire mieux. » Centrée sur les femmes dans les STIM, la première d’une série de discussions sur la diversité à l’Université Laurentienne a réuni un groupe d’experts constitué de femmes elles-mêmes bien établies dans les STIM. Mmes Jesse Popp (Biologie, doctorante), Annie Roy-Charland (Psychologie, Ph.D.) et Tammy Eger (CRSST, Ph.D.), qui ont connu chacune des difficultés et des réussites dans leur domaine respectif, ont apporté leurs éclairages uniques sur divers aspects de la diversité en abordant les sujets comme le soutien familial et social, les attentes institutionnelles, le mentorat et la motivation.

 

Le mentorat, en particulier, a touché une corde sensible chez Mmes Roy-Charland et Eger. « Il est important que les jeunes femmes ne voient pas d’obstacles lorsqu’elles envisagent des possibilités de carrière dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, en tant que chercheuse, a indiqué Mme Eger en commentant la valeur des mentors. Il est aussi d’une importance critique que les chercheurs actuels (hommes et femmes) dans les STIM encadrent les jeunes scientifiques en général et les jeunes femmes scientifiques en particulier dans les STIM. J’ai eu la chance d’avoir d’excellents mentors au cours des premières années de ma carrière universitaire et me passionne donc pour soutenir les chercheurs en début de carrière. » « Je pense qu’il est de mon devoir de participer à ces types de discussions, a déclaré Mme Roy-Charland, en parlant de son rôle de mentor. Je suis ici depuis quelque temps et je suis titulaire, me suis établie en tant que chercheuse et pense que je dois agir en faveur des jeunes femmes qui entrent dans notre domaine. Nous devons cesser de voir les obstacles comme des limites à accepter, mais plutôt des défis à relever.

 

Nous devons enseigner à nos étudiants qu’ils peuvent les surmonter. » Mme Popp s’est intéressée surtout à la façon dont l’Université Laurentienne répond aux questions de diversité et d’égalité entre les sexes, plus précisément, de la représentation des femmes dans la recherche. « Je pense que la Laurentienne a certainement fait des progrès, mais il est toujours possible de faire encore mieux, et je crois que nous pouvons, grâce à ces discussions, avancer quelques idées sur la façon d’y arriver justement. Je suis très heureuse d’avoir participé à ces échanges en tant que femme, j’aimerais voir plus d’égalité et rien n’est plus gratifiant que de lutter pour la cause, lorsque vous le pouvez. »