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Cette semaine en recherche: Symposium Wildlife 70 : mise en évidence de l’expertise des écologistes chercheurs de la Laurentienne

Wildlife 70, un symposium consacré à la recherche à long terme sur la faune, organisé à Peterborough par l’Université Trent, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario et Wildlife Conservation Society Canada, du 1er au 3 mai, a réuni plus de 150 participants curieux d’en savoir plus au fil des conférences données par des scientifiques issus du milieu universitaire et d’organisations gouvernementales et non gouvernementales exposant leurs travaux et approches concernant des études à long terme sur la faune au Canada.

Parmi les personnes qui ont contribué au paysage canadien de la recherche faunique, il faut souligner les membres ci-dessous de l’Université Laurentienne, à savoir Mme Jacqueline Litzgus (Ph.D.) et M. Albrecht Schulte-Hostedde (Ph.D.), du Centre d’écologie évolutionniste et de conservation éthique (CEECE), à titre de conférenciers, et Mme Pauline Priadka, doctorante (sous la direction de M. Frank Mallory), qui a présenté une affiche étudiante.

Conférenciers de la Laurentienne

Jacqueline Litzgus, Matthew Keevil, Ronald Brooks – The value of long-term data for quantification of population dynamics and recovery of long-lived species.

Mme Litzgus, exposant son étude à long terme sur les tortues serpentines et les tortues peintes, s’est penchée sur les répercussions de la conservation sur leur longue durée de vie.

Albrecht Schulte-Hostedde, Jeff Bowman – 72 years and counting: Monitoring small mammals in Algonquin Provincial Park. M. Schulte-Hostedde fait le point sur une étude de longue durée qu’il a commencée avec le parc Algonquin et qui surveille la dynamique de la population de diverses espèces de petits mammifères.

Albrecht Schulte-Hostedde, Gillian Crozier – Integrating ethics into long-term ecological studies. Mme Crozier ne pouvant assister à Wildlife70, pour raison de santé, son collègue, M. Albrecht Schulte-Hostedde, a donné un exposé décrivant leur projet d’examen de l’éthique de la recherche écologique et de l’application de celle-ci à des études sur la faune à long terme.

Affiche étudiante

Pauline Priadka, Glen Brown, Frank Mallory - Optimizing monitoring of harvested species.

Le symposium, auquel de nombreux chercheurs du Canada ont participé, tant des savants de renom que des scientifiques en début de carrière, a été une excellente occasion de discuter non seulement de la science dérivée de ces études à long terme, mais aussi des questions de logistique et de planification induites par ces travaux. Le symposium s’est terminé par une déclaration sur la recherche et le suivi écologiques à long terme au Canada, qui préconise la création d’un réseau formel de ces études et la création (plan déjà en cours) d’une section de la Société canadienne d’écologie et d’évolution (SCEE) consacrée aux études écologiques à long terme.

Occasion unique pour les écologistes du Canada de se côtoyer, le symposium a également mis en évidence la contribution de la Laurentienne, en particulier celle du CEECE, aux études à long terme sur la faune au Canada. Il est clair que la Laurentienne et le CEECE auront un rôle important à jouer à mesure que les plans avancent pour solliciter des fonds de soutien auprès des pouvoirs publics.

En tant que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en écologie évolutionniste appliquée, M. Schulte-Hostedde affirme que le soutien aux études écologiques à long terme est une priorité pour lui. « Notre compréhension du fonctionnement du monde naturel dépend, en grande partie, des données tirées de la recherche à long terme, dit-il. Concrètement, les incidences des activités humaines, telles que le changement climatique, sur les écosystèmes ne peuvent être déterminées que grâce à ces études. »