Après avoir reçu la Bourse de formation et d’études postsecondaires des étudiants autochtones pour une deuxième année consécutive, Mlle Kristy-Anne Dubé, étudiante à la maîtrise à l’Université Laurentienne, se dit honorée de recevoir une bourse célébrant son ascendance autochtone.

« Cela me rend fière d’être métisse, dit Mlle Dubé. Dans ma dissertation, j’ai abordé le sujet de mes ancêtres métis, surtout dans le nord de l’Ontario, c’est-à-dire de la façon dont ils ont réprimé leur culture en faisant semblant qu’ils n’étaient pas Autochtones pour s’assimiler à la culture canadienne. La bourse d’études qui m’a été accordée, en tant qu’Autochtone, m’encourage à faire valoir ma culture et à en être fière plutôt que de chercher à la supprimer. »

La bourse s’adresse aux étudiants autochtones dans le besoin, qui fréquentent une université ou un collège ontarien financé par les deniers publics ou un établissement d’enseignement et de formation des Autochtones en Ontario. Les étudiants intéressés doivent présenter une demande accompagnée d’une dissertation expliquant pourquoi ils devraient être le lauréat.

Étudiante assidue, comme en témoigne son baccalauréat en biologie biomédicale, Mlle Dubé, qui poursuit aussi un baccalauréat en sport et éducation physique avec spécialisation en promotion de la santé, achève actuellement une maîtrise ès sciences en biologie, son domaine de recherche étant l’immunologie.

Malgré une charge de travail prenante, elle se dit « motivée » tout au long de l’année scolaire, grâce à la bourse d’études.

« Je me sens fière d’être reconnue ainsi, se réjouit Mlle Dubé. Ce soutien financier supplémentaire facilite certainement mes études parce que je peux vraiment m’y concentrer au lieu de chercher à travailler à temps partiel. Je me sens appuyée et valorisée, ce qui m’incite à étudier davantage. »

En tant que boursière, Mlle Dubé, dont les parents et les grands-parents n’ont pas fait d’études postsecondaires, dit que « redonner » à l’Université Laurentienne et aux organisations autochtones est certainement un geste qu’elle entend poser à l’avenir.

« Cette reconnaissance a une énorme influence sur les étudiants, dit-elle. Je suis étudiante de première génération et sais que ma famille est également très fière parce qu’elle ne peut pas toujours me soutenir financièrement. Je serais certainement plus encline à appuyer d’autres étudiants et à les aider dans toute la mesure de mes moyens. »

Mlle Dubé, qui achève sa maîtrise à Horizon Santé-Nord et mène des travaux pour le compte de l’Institut de recherches d’Horizon Santé-Nord (IRHSN), grâce à un partenariat entre l’Institut et l’Université Laurentienne, s’emploie entre autres à tester la réponse immunitaire des patients de HSN au Clostridium difficile, une bactérie qui cause une infection nosocomiale.

Mlle Dubé est née à Sudbury, y a grandi, et espère pouvoir poursuivre ses études à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO).

« Ce serait formidable d’étudier près de chez soi, dit-elle. L’EMNO serait idéale parce que je peux établir autant de liens et de relations qui profiteront à une carrière dans le Nord. Cela m’aiderait beaucoup de pouvoir rester dans le Nord parce que je pourrais alors être à Sudbury, avec la famille, et redonner à une collectivité qui m’a tant donné. »

Communiquez avec le Bureau du développement si vous souhaitez en savoir plus sur le soutien accordé aux étudiants autochtones à l’Université Laurentienne ou la façon d’y contribuer.