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Le 6 novembre, 2026 | 5 minute(s) de lecture

La structure d’impact de Sudbury est maintenant un site classé au patrimoine géologique.

La structure d’impact de Sudbury est aujourd’hui reconnue comme l’un des principaux sites géologiques au monde. L’Union internationale des sciences géologiques (International Union of Geological Sciences, IUGS) l’a en effet inscrite sur la 3e liste des 100 sites du patrimoine géologique dans le cadre de « Geoheritage », un événement de marque organisé par l’UIGS au Portugal.

IUGS International Commission on Geoheritage logo beside the words “The Third 100 IUGS Geological Heritage Sites.

6 novembre 2026 - La structure d’impact de Sudbury est aujourd’hui reconnue comme l’un des principaux sites géologiques au monde. L’Union internationale des sciences géologiques (International Union of Geological Sciences, IUGS) l’a en effet inscrite sur la 3e liste des 100 sites du patrimoine géologique dans le cadre de « Geoheritage », un événement de marque organisé par l’UIGS au Portugal.

Cette désignation confère une reconnaissance internationale à Sudbury, affirmant sa position de lieu privilégié où scientifiques et membres de la population étudiante examinent l’effet des impacts météoriques majeurs sur la formation des planètes et la concentration des métaux précieux. Elle souligne le rôle de la région comme laboratoire naturel liant les recherches sur l’histoire de la Terre aux gisements minéraux qui ont façonné son économie.

« La structure de Sudbury est vraiment l’un des joyaux de la science planétaire, a déclaré M. Michael Lesher (Ph.D.). Ce qui fait la singularité mondiale de Sudbury, c’est l’ampleur de l’impact, mais aussi le degré remarquable d’exposition. Une histoire tectonique vieille de plus d’un milliard d’années a fait basculer et préservé le cratère, tandis que l’érosion glaciaire du Pléistocène a mis à nu des coupes transversales nettes de roches choquées, de dykes au fond du cratère et de la plus grande couche de fusion d’impact au monde. C’est donc le cadre naturel idéal pour étudier la formation des cratères d’impact et la genèse des gisements minéraux. »

Formée sous l’impact d’un astéroïde ou d’une comète géante, il y a environ 1,85 milliard d’années, la structure d’impact de Sudbury est l’un des sites d’impact les plus anciens et figure parmi les plus vastes et mieux étudiés au monde. Ses roches affleurantes ont permis aux chercheurs de mieux comprendre les événements d’impact et la formation des gisements de nickel-cuivre-platine, servant ainsi de base à des travaux de recherche et d’enseignement menés depuis des générations à l’Université Laurentienne et dans le monde entier.

L’initiative « Sites du patrimoine géologique » de l’UIGS, amorcée en 2022, recense à l’échelle mondiale les sites incontournables dans le développement des sciences géologiques. Depuis l’annonce de la troisième liste des 100 sites, Sudbury compte maintenant parmi les 300 principaux sites du patrimoine géologique mondial et les cinq sites d’impact reconnus pour leur importance scientifique et leur contribution à la compréhension de l’histoire de la Terre. Il s’agit de l’un des trois sites canadiens figurant dans ce dernier répertoire, aux côtés de l’astroblème de Charlevoix au Québec et de la coupe du ruisseau Opal en Alberta (témoignant de l’extinction massive de la fin du Permien), ce qui porte à treize le nombre total de sites canadiens reconnus.

« Cette désignation met en avant l’extraordinaire intérêt scientifique qui se trouve sous nos yeux, a expliqué la vice-rectrice à la recherche à l’Université Laurentienne, Mme Tammy Eger (Ph.D.). Elle reflète des recherches pionnières menées depuis des générations par des professeurs, des diplômés, des étudiants de l’Université, de même que par des partenaires du secteur public et privé, qui ont permis à Sudbury de se positionner, à l’échelle mondiale, aux avant-postes des sciences de la Terre. » 

La désignation a été proposée par le professeur émérite Michael Lesher (Ph.D.), de l’Université Laurentienne, David Wood (Ph.D.), ingénieur géologue-conseil, Ruth Debicki, diplômée de la Laurentienne et géologue à la retraite de la Commission géologique de l’Ontario, et Michel Houlé (Ph.D.), chercheur scientifique à la Commission géologique du Canada.

Le rayonnement scientifique de Sudbury enjambe des décennies :

  • Sudbury, l’un des sites d’impact les plus étudiés au monde, demeure un lieu de prédilection pour les chercheurs qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur les processus liés aux impacts et y font des découvertes pouvant s’appliquer à d’autres sites.
  • La structure est le siège de la plus grande région minière du Canada de même que le théâtre d’une activité minière vieille de plus d’un siècle. Les gisements de nickel, de cuivre et d’éléments du groupe platine qu’elle recèle contribuent, depuis plus de 140 ans, à l’économie régionale et nationale.
  • Au début des années 1970, l’Agence spatiale américaine (NASA) a fait faire aux astronautes des missions Apollo 16 et Apollo 17, avant leurs missions lunaires, des exercices sur le terrain, dans le bassin de Sudbury, où ils ont étudié les formations géologiques résultant d’impacts.

Pour en savoir plus sur les sites du patrimoine géologique de l’UIGS et voir « La troisième liste des 100 sites », consultez iugs-geoheritage.org. 

Shatter cones along Fourth Avenue in Sudbury, formed by the initial shock wave during impact (photo by Dr J Paul Golightly). They are present up to 20 km from the preserved outer contact of the Sudbury “basin”, preferentially in Mississauga quartzite.
Photograph of Sublayer Norite in the Whistle Embayment containing disseminated nickel-copper-platinum sulfides (rusty browns and oranges) and xenoliths (foreign fragments) from local and upper-middle crustal intrusions (dark green). Photo by CM Lesher.
Photograph of "Sudbury Breccia” along Regional Road 24 near Creighton Mine, containing white and grey fragments of Creighton Granite in a very fine-grained pseudotachylitc (pseudo glass) matrix generated by intense fragmentation following impact. Similar breccias occur as narrow to wide zones in all lithologies (lavas, sediments, and intrusions) up to 80 km from the preserved outer contact of the Sudbury “basin”. Photo by CM Lesher.

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