Le 2 septembre, 2026 | 4 minute(s) de lecture
L’étudiante de l’Université Laurentienne, Shivani Gami, représente l’École des sciences naturelles à la Conférence mondiale de génétique médico-légale.
Ayant grandi au Kenya, Shivani Gami passait des heures à regarder des séries policières comme Bones, fascinée par l’idée d’utiliser la biologie pour résoudre des mystères. Ce qui n’était au départ qu’une passion d’enfance s’est transformée en un cheminement universitaire qui l’a amenée au Canada à l’âge de dix-huit ans et, plus récemment, sur la scène internationale en génétique médico-légale.
2 septembre 2026 - Ayant grandi au Kenya, Shivani Gami passait des heures à regarder des séries policières comme Bones, fascinée par l’idée d’utiliser la biologie pour résoudre des mystères. Ce qui n’était au départ qu’une passion d’enfance s’est transformée en un cheminement universitaire qui l’a amenée au Canada à l’âge de dix-huit ans et, plus récemment, sur la scène internationale en génétique médico-légale.
Aujourd’hui, en tant qu’étudiante à la maîtrise en sciences médico-légales à l’Université Laurentienne, Mlle Gami contribue à faire progresser les approches émergentes en matière de profilage médico-légal de l’acide désoxyribonucléique (ADN).
Elle a récemment présenté ses recherches de thèse innovatrices à Montréal lors du 31e Congrès of the International Society for Forensic Genetics (ISFG), joignant des chercheurs et des praticiens du monde entier lors de la principale réunion mondiale des experts en ADN médico-légal.
Son cheminement vers l’École des sciences naturelles de l’Université Laurentienne témoigne d’une volonté d’explorer de nouveaux horizons. Ayant quitté le Kenya pour le Canada afin de poursuivre sa passion, Mlle Gami a obtenu un baccalauréat à l’Université de Toronto, où elle a découvert son amour pour le travail pratique en laboratoire, avant de choisir l’Université Laurentienne pour son programme d’études supérieures.
Lors du congrès de l’ISFG, Mlle Gami a présenté des recherches visant à résoudre l’un des obstacles persistants de la police scientifique : la dégradation ou l’altération des preuves ADN. Le profilage médico-légal standard repose sur l’analyse des variations de longueur de 21 sites désignés par le Système combiné d’indexation de l’ADN (CODIS) dans l’ADN humain. Lorsque les preuves sont anciennes, endommagées par l’environnement ou exposées à des produits chimiques de nettoyage, ces marqueurs traditionnels peuvent ne pas permettre d’obtenir un profil complet.
Les recherches de Mlle Gami explorent une couche d’information supplémentaire en étudiant 52 marqueurs STR (Short Tandem Repeat) situés en dehors de l’ensemble standard du système CODIS auprès d’un échantillon de 315 personnes. Grâce au séquençage massif parallèle (MPS), également appelé séquençage de nouvelle génération (NGS), elle examine la variation au sein même de la séquence d’ADN afin d’évaluer si ces marqueurs supplémentaires offrent une meilleure résolution pour distinguer les personnes.
« Traditionnellement, on s’intéressait à la longueur d’un marqueur ADN, mais deux marqueurs d’apparence identique peuvent en réalité présenter des séquences différentes, explique Mlle Gami. Grâce aux nouvelles technologies de séquençage, nous pouvons désormais observer ces différences auparavant invisibles. En analysant la séquence de lettres - les éléments constitutifs A, C, T et G - et en considérant à la fois des marqueurs supplémentaires et les variations au niveau de la séquence, nous avons la possibilité de rendre un profil ADN encore plus informatif et précis. »
La conférence a également marqué un tournant important dans son cheminement personnel. Parmi les experts internationaux présents figurait M. John Butler (Ph. D.), le célèbre généticien légiste dont Mlle Gami a étudié les ouvrages au début de ses études. Des années après avoir découvert les sciences médico-légales à la télévision, elle présentait ses recherches devant la communauté scientifique internationale – avec, en prime, l’apparition inattendue et amusante de M. Butler, qui s’est incrusté en arrière-plan de la photo de son affiche.
Co-supervisé par Krista Currie, chargée de cours à l’École des sciences naturelles de l’Université Laurentienne, et Nicole Novrosky (Ph. D.), directrice adjointe et professeure agrégée au Center for Human Identification at UNT Health Fort Worth, Mlle Gami attribue sa préparation à la recherche universitaire de haut niveau à un mentorat solide.
Alors qu’elle s’apprête à soumettre son mémoire de maîtrise, Mlle Gami envisage de poursuivre ses travaux de recherche en biologie moléculaire avant d’entreprendre un doctorat en sciences médico-légales.
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