Le 23 juillet, 2026 | 3 minute(s) de lecture
Matteo Rocca s’attaque à la réforme du Sénat lors d’une simulation nationale.
En mai dernier, l’étudiant de l’UL en Droit et justice, Matteo Rocca, a troqué la salle de classe pour la scène nationale, s’attaquant à des questions constitutionnelles complexes lors de la Simulation de négociations constitutionnelles à Kingston, en Ontario.
23 juillet 2026– En mai dernier, l’étudiant de l’UL en Droit et justice, Matteo Rocca, a troqué la salle de classe pour la scène nationale, s’attaquant à des questions constitutionnelles complexes lors de la Simulation de négociations constitutionnelles à Kingston, en Ontario.
Organisée par le Centre d’analyse politique – Constitution et fédéralisme (CAP-CF), cette simulation intensive de quatre jours a réuni 22 étudiants universitaires bilingues d’élite provenant de partout au Canada afin de débattre et de négocier une réforme du Sénat. M. Rocca s’est vu confier la lourde responsabilité de représenter la délégation de l’Assemblée des Premières Nations.
Cette expérience d’apprentissage lui a permis de dépasser largement les théories classiques enseignées en classe, exigeant des négociations et une diplomatie à forts enjeux.
« J’ai appris que les peuples autochtones continuent de faire face à d’importants déséquilibres de pouvoir lors des négociations constitutionnelles, car ils demeurent exclus du processus de révision constitutionnelle du Canada, explique M. Rocca. Le fait de pouvoir surmonter ces obstacles en tant que représentant d’une délégation autochtone a été le point culminant de mon expérience. »
Les négociations intensives se sont traduites par la rédaction de l’Accord constitutionnel de Kingston, qui a permis d’établir de nouvelles garanties, notamment une représentation autochtone assurée au Sénat. Cet événement de grande envergure a également permis à M. Rocca de discuter directement avec les sénateurs canadiens, Pierre J. Dalphond et Julie Miville-Dechêne.
Le succès de M. Rocca n’est pas une surprise pour la communauté de l’Université Laurentienne. Originaire de Sudbury et diplômé de l’École secondaire Lo-Ellen Park, il a été un leader de premier plan sur le campus, occupant notamment le poste de président de la section de droit de l’Association des étudiants de l’Université Laurentienne – où il a transformé le club en une association entièrement bilingue – et de coprésident du Parlement modèle, où il a accueilli la juge de la Cour suprême Michelle O’Bonsawin.
Il attribue la concrétisation de cette occasion hors campus au mentorat étroit de la professeure Nadia Verrelli et au soutien financier essentiel de la Faculté des arts.
L’expérience de Kingston constitue un tremplin idéal pour la prochaine étape importante de M. Rocca. En septembre prochain, il intégrera la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa grâce au programme intégré Cursus de l’Université Laurentienne.
« Il y a une pénurie d’avocats bilingues partout au Canada, sauf au Québec, ce qui crée des obstacles à l’accès à la justice en français, souligne M. Rocca. Aujourd’hui, je suis extrêmement fier d’annoncer que j’aurai l’occasion de redonner à la francophonie ce qu’elle a fait pour moi, en servant la communauté francophone à titre de professionnel du droit. »
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