Le 10 septembre, 2026 | 3 minute(s) de lecture
Connor Lafortune, ancien de l’Université Laurentienne, parle d’art, d’action sociale et de réconciliation
Alors que l’Université Laurentienne se prépare à souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation le 30 septembre, la communauté universitaire réfléchit aux contributions essentielles des diplômés autochtones qui sont des moteurs du changement dans le nord de l’Ontario et ailleurs. Parmi eux, Connor Lafortune, chercheur, acteur du changement et artiste anishinaabe dont le travail interdisciplinaire fait le lien entre la recherche universitaire et l’action communautaire.
10 septembre 2026 — Alors que l’Université Laurentienne se prépare à souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation le 30 septembre, la communauté universitaire réfléchit aux contributions essentielles des diplômés autochtones qui sont des moteurs du changement dans le nord de l’Ontario et ailleurs. Parmi eux, Connor Lafortune, chercheur, acteur du changement et artiste anishinaabe dont le travail interdisciplinaire fait le lien entre la recherche universitaire et l’action communautaire.
Titulaire d’une maîtrise en relations autochtones de l’Université Laurentienne, M. Lafortune prépare actuellement un doctorat (Ph.D.) en santé dans les milieux ruraux et du Nord. Originaire de la Première Nation de Dokis, il a été attiré par l’Université Laurentienne en raison de son milieu bilingue et de son programme d’études ancré dans les communautés autochtones locales du territoire visé par le traité Robinson-Huron. Tout au long de ses études, il a participé activement à la vie sur le campus, y compris en siégeant au Cercle des étudiants autochtones.
Pendant ses études de maîtrise, M. Lafortune a transgressé les frontières universitaires traditionnelles en rédigeant la section des résultats de sa thèse entièrement sous forme de poésie orale, un mélange de ses talents d’auteur, de musicien et de conteur.
« J’envisage mon rôle comme celui d’un pont entre les communautés et la recherche, a-t-il expliqué. Il s’agit de faire valoir les besoins de la communauté auprès de l’établissement tout en veillant à ce que les travaux d’érudition améliorent réellement la vie des gens. »
Lauréat récent du Prix de l’étoile montante des anciens de l’Université Nipissing, M. Lafortune axe son travail sur la promotion de la vie et la santé mentale des populations autochtones, en mettant l’accent sur les forces de la communauté plutôt que sur ses faiblesses.
À l’approche du 30 septembre, il encourage la communauté à considérer la réconciliation comme un engagement quotidien et continu plutôt qu’un événement ponctuel.
« Quand on parle de réconciliation, il est simple de la réduire à une journée d’activité où l’on porte un t-shirt orange et on apprend, a expliqué M. Lafortune. Mais l’essentiel, c’est d’intégrer l’anticolonialisme au quotidien, d’analyser les problèmes systémiques chaque jour, d’apprendre continuellement et de prendre des mesures concrètes qui vont au-delà de la signalétique. »
M. Lafortune souligne également l’importance de recréer des espaces et des réseaux de soutien pour les étudiants autochtones dans le secteur postsecondaire, encourageant les établissements à favoriser activement des milieux sûrs, inclusifs et anti-oppressifs pour les générations futures.
L’Université Laurentienne rend hommage au leadership, à la vision et aux contributions suivies de Connor Lafortune et des diplômés autochtones qui continuent de façonner un avenir plus équitable.
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