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Kim Fahner

Anciens à la une

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Kim Fahner, auteure, éducatrice, poétesse lauréate de Sudbury et membre active de la collectivité, a pour les arts une passion qui rayonne dans toute son œuvre. Elle est diplômée de l’Université Laurentienne où elle a préparé une double majeure, English et History, puis une mineure en « Native Studies » comme on l’appelait à l’époque. En effet, elle avait vraiment à cœur de faire ses études de premier cycle, chez elle, à Sudbury, avant de poursuivre ailleurs des études supérieures en littérature anglaise.

Pourquoi Kim a-t-elle choisi d’étudier à la Laurentienne? L’une des raisons clés tenait au fait qu’elle a grandi sur le campus. Deux de ses oncles étaient des membres très connus au Service des sports interuniversitaires : Peter Ennis, entraîneur de l’équipe de basketball féminin des Lady Vees, et Jeno Tihanyi, entraîneur de natation de l’Université, pendant de nombreuses années.

Enfant, Kim passait ses week-ends, la plupart du temps à jouer à cache-cache dans l’ancien Édifice Ben-Avery, tantôt en regardant ses cousins nager, tantôt en suivant les matches de basketball. Elle se souvient de ces moments avec tendresse et se rappelle souvent la devise « Fierté et tradition » que Peter incarnait. « Peter et Jeno ne sont plus avec nous depuis longtemps, a dit Kim, et ils me manquent terriblement, mais je suis fière de l’héritage qu’ils ont laissé à l’Université et à Sudbury. »

Kim s’est mise à écrire des poèmes avec grand intérêt et sérieux dans le cadre d’un cours de troisième année intitulé « Modern Poetry » (poésie moderne) du professeur Laurence Steven (Ph.D.). « C’était dans ce cours que j’ai commencé à penser à la poésie comme quelque chose qui m’était accessible, confie Kim. Laurie nous faisait lire des poèmes de très près, et cette pratique m’a amenée à voir la poésie comme quelque chose de fascinant et de presque vital, une matière avec laquelle je pouvais nouer un dialogue, un matériau dont je pouvais tomber amoureuse. »

Après ses études, Kim a siégé au conseil de direction de l’Association des anciens de l’Université Laurentienne (AAUL), pendant quelques années à la fin des années 1990. « Je voulais redonner du mien à un établissement qui avait fait naître en moi, en tant qu’étudiante de premier cycle, l’amour de la parole écrite. »

Au retour d’Ottawa en 1995, Kim a occupé un certain nombre d’emplois contractuels au sein d’organismes à but non lucratif. Pour un temps, elle a travaillé comme tutrice à ce qui s’appelait alors « le Centre des langues », situé à l’époque au rez-de-chaussée de l’Édifice des arts. Plus tard, en 1997, elle a été responsable des communications à la Galerie d’art de Sudbury, puis, de 1998 à 2000, coordonnatrice de la collecte de fonds communautaires à la Fondation du Nord pour la recherche en cancérologie. En temps voulu, elle a décroché une maîtrise en littérature anglaise à l’Université Carleton (1995), puis un baccalauréat en éducation à l’Université Nipissing (2001) et, la même année, en juin, elle a été embauchée comme professeure d’anglais par le Conseil scolaire du district catholique de Sudbury.

De 2016 à 2018, alors poétesse officielle de la Ville du Grand Sudbury, la première femme à avoir été nommée à ce poste, Kim menait plusieurs projets, notamment le Project Bookmark Canada qu’elle voulait implanter à Sudbury pour faire hisser la ville au tableau pancanadien, celui du sentier littéraire national. Le signet sudburois, qui met en valeur le roman de Matt Heiti, The City Still Breathing, est disposé sur le mur de la Townehouse Tavern au centre-ville. En tant que poétesse lauréate, Kim a fait que l’aéroport soit empreint de poésie et que les fenêtres des unités d’oncologie et de soins palliatifs d’Horizon Santé-Nord le soient également.

À la suite à sa nomination comme poétesse lauréate de Sudbury, Kim s’est rendue à Windsor pour une lecture de poèmes choisis et y a rencontré Marty Gervais, une rencontre qui a conduit à la publication de Some Other Sky (2017). Kim a tellement aimé Windsor et Kingsville qu’elle s’y est installée en 2018 pour travailler sur un roman. Pendant son séjour, elle a achevé un autre recueil de poèmes dont la publication a été assurée par Beth Follett et Monica Kidd de la maison Pedlar Press, de St. John’s, Terre-Neuve. These Wings, le dernier recueil de poèmes de Kim, a été publié au printemps 2019.

Ces jours-ci, Kim travaille à son deuxième roman, à une nouvelle pièce de théâtre et à son nouveau recueil de poésie. Elle est bénévole à Sudbury et active à ce titre en participant chaque année au jury du concours de poésie BrainStorm, chapeauté par l’Initiative du Nord pour l’action sociale (NISA) et Open Minds Quarterly, estimant que l’écriture de poèmes peut contribuer au maintien du bien-être personnel. Ses prochaines lectures auront lieu au printemps à Calgary et à Edmonton, et elle sera l’un des écrivains vedettes du Festival des écrivains de la rivière Mattawa au Centre écologique du Canada en avril.

Le concours de poésie SciArt à l’Université Laurentienne, qui en est à sa deuxième année, a vu le jour à l’initiative de Thomas Merritt (Ph.D.) lorsqu’il a proposé à Kim, il y a quelques années, l’idée de le lancer dans le cadre de son exposition annuelle SciArt. L’œuvre gagnante des lauréats sera publiée dans Sulphur, la revue littéraire de l’Université Laurentienne. Une lecture aura lieu pour célébrer l'exposition SciArt 2020 à Science Nord le 10 mars 2020 à 19h. Le poète vedette du lecteur du soir sera Adam Dickinson, dont le plus récent recueil de poèmes, Anatomic (Coach House Press), a été sélectionné pour le Prix Raymond Souster 2019. Tous les membres de la communauté Laurentienne sont invités à la lecture. Le poète gagnant de chaque catégorie du concours de poésie 2020 recevra un prix.

Kim a l’intention de continuer à écrire et à publier. « J’adore ce genre de choses et elles font partie intégrante de qui je suis. J’aimerais aussi continuer à travailler au niveau local et provincial dans le domaine des arts, en particulier dans les domaines orientés vers l’écopoésie et la littéracie. Le secteur des arts et de la culture dans notre province risque toujours de coupes sombres, et je pense qu’il est encore plus important pour les artistes, de toutes les disciplines, de faire entendre leur voix quant à la valeur que revêt l’expression créative dans nos collectivités, nos écoles et nos foyers. »

Pour en savoir plus sur le travail de Kim Fahner, visitez son site web à l'adresse www.kimfahner.com.