Nicole Tardif

Anciens à la une

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Les femmes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) font des échos partout dans le monde. Même si ces domaines ont été dominés traditionnellement par les hommes, les professionnelles se font de plus en plus valoir en dépit de l’inégalité des sexes qui continue d’exister.

Mme Nicole Tardif est l’une de ces femmes leaders de STIM dans le nord de l’Ontario. Depuis cinq ans, elle est coordonnatrice des programmes de l’École des mines Goodman à l’Université Laurentienne, et s’oriente vers une carrière dans le domaine des ressources depuis son arrivée à l’Université. «

L’industrie minière est dominée par les hommes, même au Canada, dit-elle. Pour avoir du succès dans l’industrie, les femmes doivent relever bien des défis, mais une carrière liée aux ressources m’intéressait malgré cela. »

Titulaire de deux diplômes de l’Université Laurentienne (B.Sc. et M.Sc. en géologie), Nicole a travaillé pendant ses études pour une grande société d’exploration (BHP), une petite entreprise d’exploration (Shining Tree Resources) et les commissions géologiques provinciale et fédérale. Après l’obtention du baccalauréat en sciences, elle a été pendant un an géologue de surface et est revenue préparer une maîtrise à la Laurentienne tout en collaborant à un projet d’exploration financé par le gouvernement fédéral à Flin Flon, au Manitoba. À l’Université, elle a dirigé la Société des géologues économiques aux cycles supérieurs et a facilité des excursions pédagogiques et conférences sur le plan mondial.

« M. Harold Gibson de l’École des sciences de la Terre Harquail a été mon plus grand mentor pendant mes études à la Laurentienne et ma carrière, ajoute Nicole. Il m’a toujours encouragé à persévérer et m’a aidé à traverser des périodes difficiles du côté personnel. Je suis très reconnaissante de son appui. »
Après l’obtention de la maîtrise, elle est restée sur le campus pour exercer les fonctions de technologue en géosciences et agente des relations communautaires pendant presque dix ans, avant d’accéder à son poste actuel dans l’École des mines Goodman. Dans ce rôle, elle coordonne l’élaboration de nouveaux cours, appuie les relations communautaires et assure la promotion de l’École sur les plans national et mondial.

Au début de l’année, Nicole a été choisie parmi les 50 participantes au tout premier Programme international de mentorat des femmes dans le secteur des ressources (IWRMP), collaboration d’International Women in Mining, de Women in Mining Canada et de Metisphere. Le programme de six mois vise à nouer des liens entre des mentors et des mentorées de divers niveaux d’expérience dans l’industrie, partout dans le monde, pour qu’elles explorent ensemble les défis et les réussites envisagés au travail.

« L’IWRMP a été une occasion de calibre mondial, a-t-elle affirmé. Ce programme bien structuré m’a donné la chance d’acquérir des compétences de leadership et d’adaptation et d’être habilitée par un mentor chevronné qui accomplit un travail semblable au mien dans une université mongolienne. Elle a partagé ses expériences avec moi sous une optique culturelle bien différente, m’aidant ainsi à naviguer mon propre milieu. Nous sommes d’ailleurs devenues de bonnes amies. »

En fait, Nicole laisse sa trace sur l’industrie grâce aux divers rôles qu’elle y exerce, y compris à titre de bénévole. Elle est actuellement directrice et présidente d’Exploitation minière moderne et technologie Sudbury, comité composé de professionnels de l’industrie minière qui planifie des activités à l’intention des jeunes et du personnel enseignant afin d’encourager l’apprentissage en matière de mines et d’exploration et de stimuler l’intérêt pour les carrières dans ces domaines. Nicole siège aussi au comité directeur Équiper la relève du Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM) ainsi qu’au comité consultatif externe de Terre dynamique, qui prépare un plan d’expansion pour l’organisme sans but lucratif. En outre, en 2013, elle a été nommée l’une des 40 personnes de moins de 40 ans les plus performantes à Sudbury par Northern Ontario Business.

Nicole est non seulement un leader exceptionnel, mais aussi une survivante du cancer cervical. « Quand j’avais 24 ans, on m’a dit que j’avais peu de chance de survivre cette maladie effrayante, a-t-elle expliqué. J’ai survécu, mais n’ai jamais pu avoir d’enfants. Je me fonde sur mon expérience pour encourager les autres et mobiliser des fonds pour les recherches en cancérologie dans notre région par l’intermédiaire de la course Colours of Hope de 5 km de la Société canadienne du cancer. » Nicole continue d’aider à sensibiliser les gens et à amasser des fonds pour les recherches en cancérologie tout en assurant un rôle familial et parental à une fille de onze ans qu’elle et son mari ont adopté de l’Afrique du Sud. Elle prépare actuellement une MBA à la Laurentienne, toujours à la recherche de l’équilibre entre la vie professionnelle et la famille.