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Robyn Rowe : chercheure autochtone et candidate au doctorat

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Photo de Robyn RoweMembre de la Première Nation de Matachewan ayant des racines familiales sur l’île Bear dans la Première Nation de Temagami, Mme Robyn Rowe a quatre enfants et est inscrite en troisième année du programme interdisciplinaire de doctorat en santé dans les milieux ruraux et du Nord. Elle a obtenu de l’Université Laurentienne un baccalauréat spécialisé ès arts en psychologie avec mineure en sociologie en 2015 et une maîtrise en relations autochtones en 2017. Pendant la maîtrise, elle a étudié les expériences de mères des Premières Nations fréquentant un établissement postsecondaire. Depuis, elle a signé un contrat d’édition fondé sur ses recherches et publiera un livre à ce sujet à l’automne 2020. Elle est actuellement chargée de cours à l’École des relations autochtones et associée de recherche au sein de l’équipe de Mme Jennifer Walker, Ph.D., de l’École de santé dans les milieux ruraux et du Nord.

En 2018, Mme Rowe est devenue la première chercheuse autochtone de l’Institut pour les sciences évaluatives cliniques (ICES) à recevoir une bourse des réseaux de mentorat autochtone, financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour ouvrir des possibilités d’apprentissage adaptées aux particularités culturelles et offrir un mentorat personnalisé aux chercheurs autochtones émergents en début de carrière. En 2019, elle a reçu pour trois ans une bourse Frederick-Banting et Charles-Best des IRSC pour études doctorales. Dans ses recherches de doctorat, elle se penche sur la souveraineté des données autochtones en partenariat avec les Chefs de l’Ontario et d’autres leaders mondiaux en matière de données autochtones. Les Bourses d’études supérieures du Canada Frederick-Banting et Charles-Best reconnaissent et fournissent un appui aux étudiants qui préparent un doctorat dans un domaine touchant la santé au Canada.

Récemment, Mme Rowe a collaboré avec la directrice de sa thèse de doctorat, Mme Walker, à l’article intitulé « Describing the process of ethical conduct of research in an Ontario-wide First Nations diabetes research project » publié dans le Canadian Medical Association Journal. Elles sont d’ailleurs allées au Botswana pendant la Semaine internationale des données 2018 pour présenter l’affiche « Walking the Path of the Turtle: Respectful Data Governance Practices in a First Nations Project in Ontario, Canada » examinant l’utilisation de principes respectueux de souveraineté des données.

En tant qu’Anishinaabekwe (femme des Premières Nations), elle tient à ce que son travail aide les autochtones et collabore avec des partenaires communautaires afin de préparer une solide proposition de doctorat. Dans ses recherches, elle vise à façonner le paysage actuel de souveraineté des données autochtones au Canada et à orienter de puissantes politiques qui pourront être soumises aux instances gouvernementales afin de provoquer des changements au plan systémique.