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Le 10 juin, 2026 | 4 minute(s) de lecture

M. Robert Schinke a mis ses recherches à l’épreuve et surmonté le COVID de longue durée.

Robert Schinke (Ph. D.) est entraîneur d’athlètes olympiques et professionnels, les aidant à vaincre mentalement l’épuisement, la douleur et le doute de soi. Participant au marathon Sudbury Rocks le 24 mai, le professeur et vice-doyen de l’Université Laurentienne a mis ses cadres théoriques à l’épreuve ultime en pulvérisant le chrono imparti à sa catégorie d’âge, celui du Marathon de Boston de 20 minutes, quelques années seulement après une lutte épuisante contre le COVID de longue durée.

Dr. Robert Schinke runs in the Sudbury Rocks Marathon on May 24, where he beat the Boston Marathon qualifying time for his age division by 20 minutes after recovering from long-COVID.

10 juin 2026Robert Schinke (Ph. D.) est entraîneur d’athlètes olympiques et professionnels, les aidant à vaincre mentalement l’épuisement, la douleur et le doute de soi. Participant au marathon Sudbury Rocks le 24 mai, le professeur et vice-doyen de l’Université Laurentienne a mis ses cadres théoriques à l’épreuve ultime en pulvérisant le chrono imparti à sa catégorie d’âge, celui du Marathon de Boston de 20 minutes, quelques années seulement après une lutte épuisante contre le COVID de longue durée.

L’ex-président de l’International Society of Sport Psychology indique que cette course a été la mise en œuvre concrète des principes de psychologie qu’il enseigne.

« L’une de mes convictions intimes est que, pour pouvoir travailler avec des athlètes de haut niveau, je dois comprendre de première main les défis de la persévérance, dit-il. Les épreuves comme l’épuisement, la douleur et la remise en question font partie intégrante de la condition humaine lorsqu’on est poussé au bord du précipice. Par la compréhension commune, nous pouvons mieux asseoir la confiance et l’excellence chez les sportifs que nous entraînons. »

En prévision d’un marathon complet pour la première fois, il s’est attaché à des stratégies mentales orientées sur le processus plutôt que de se concentrer sur la redoutable ligne d’arrivée.

« J’étais vraiment dans le moment présent, me concentrant sur le processus plutôt que sur le résultat, dit-il. Les marathons sont des courses de longue haleine, qui demandent de différer toute récompense et de faire preuve de patience. En écoutant mon corps et en faisant abstraction des bruits ambiants, je ne me suis jamais heurté au « mur » proverbial. En fait, mes cinq derniers kilomètres ont été les plus vite courus. » 

Un problème de santé de trois ans

Le temps de qualification, le coussin de 20 minutes, représente un immense triomphe de résilience psychologique. Lorsque la pandémie de la COVID-19 s’est déclarée, M. Schinke a attrapé le COVID de longue durée, laissant ce consultant sportif d’élite prisonnier d’un corps qui, dans un premier temps, ne pouvait pas courir plus d’un kilomètre.

Pour se reconstruire, il a dû s’imposer le même cadre que celui qu’il prône auprès des athlètes de haut niveau : patience, définition d’objectifs et vulnérabilité. Il a réinterprété ces trois années de lutte comme une étude active de persévérance humaine, s’appuyant sur sa famille et Helen Francis, son entraîneuse de course à pied locale, pour l’aider à relever ce défi.

« Ce marathon a confirmé, dit-il, que, lorsque la vie nous met à l’épreuve - et, surtout, lorsque nos collaborateurs traversent des moments difficiles -, tout n’est jamais perdu. »

Une victoire partagée avec la communauté de Sudbury

Marquant ses 60 ans cette année, M. Schinke indique que cette étape charnière de sa vie est tissée de liens étroits avec la communauté de Sudbury et ses collègues à Laurentienne, notamment avec des pairs comme Ratvinder Grewal, professeur agrégé à l’École de génie et d’informatique. Plusieurs d’entre eux d’ailleurs ont également participé à l’épreuve d’endurance dimanche.

« Nous avons une communauté de coureurs très active et un environnement qui nous permet d’aimer nos sentiers et de partager notre expérience de la nature, a conclu M. Schinke. Après la course, alors qu’on était assis entre amis, on avait l’impression d’être unis dans la victoire. Cette expérience me ramène vers un état de bien-être mental et physique afin que je puisse, à mon tour, partager ces valeurs de résilience et de croissance avec nos étudiants. »

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