Le 26 février, 2026 | 4 minute(s) de lecture
De l’amphithéâtre à la Chambre rouge : mon parcours au Parlement simulé
Tania Chaudhry, étudiante à l’Université Laurentienne, en fait le récit.
(26 février 2026) - Revenir aux études après un hiatus de 20 ans est pour ainsi dire un cours magistral sur le « syndrome de l’imposteur ». On s’inquiète de l’écart d’âge, de la courbe d’apprentissage de technologies et de sa place sur le campus en se demandant si sa vie ira au-delà des rayons de la bibliothèque. Le mois dernier, cette incertitude s’est toutefois dissipée lorsque j’ai franchi les portes du Sénat du Canada, à Ottawa.
Heureuse élue au Parlement simulé – la pièce de résistance de l’apprentissage expérientiel de la Laurentienne depuis 30 ans –, j’ai dû troquer mon sac à dos contre un tailleur et ma carte d’étudiant contre un fauteuil dans la Chambre rouge. Pendant quelques jours, l’étudiante adulte que j’étais s’est vue investie du rôle de députée d’Edmonton-Ouest.
La puissance de la déclaration d’une minute
C’est ainsi que se décrit le temps fort de l’expérience dès que je me suis levée pour faire ma déclaration d’une minute en tant que députée. Ma déclaration, qui portait sur l’intersection de la sécurité sociale, physique et économique des Canadiens, m’a permis de préciser comment ces facteurs interdépendants sont à la base de notre filet de sécurité sociale et déterminent la qualité de vie. Ces facteurs, au même titre que la justice sociale, sont également des éléments que nous étudions en profondeur dans le cadre de mon programme.
Prendre la parole dans une salle où l’histoire est empreinte d’une solennité sans pareille. Au fil de ces soixante secondes, les nerfs que j’avais en tant qu’étudiante « atypique » se sont dissipés. Il m’a été donné de voir que mon expérience de vie de vingt ans n’était pas un obstacle, mais plutôt mon meilleur atout, en ayant ancré ma perspective dans une réalité qui a trouvé un écho chez mes pairs comme mes mentors.
Jeter un pont entre les étudiants, le personnel et les diplômés
Cette déclaration était bien plus qu’un simple habillage législatif. Elle portait en elle une occasion rare de bâtir un réseau à l’échelle de l’écosystème universitaire tout entier.
Je me suis retrouvée à collaborer avec de brillants jeunes d’une vingtaine d’années qui m’ont apporté des éclairages neufs. Quant à moi, je leur ai fait voir le tissu « réel » de ma carrière. J’y ai porté toute mon attention puisque je m’entretenais avec d’ex-étudiants, devenus des décideurs politiques ou des défenseurs des droits, qui me donnaient une feuille de route claire de ma vie au sortir de mes études. Cet échange était aussi pour nous une occasion de voir chez nos professeurs et nos administrateurs des partenaires actifs de notre cheminement professionnel et de comprendre à quel point ils se sont investis pour nous assurer une expérience universitaire enrichissante.
Un nouveau regard de la vie sur le campus
Pour beaucoup d’étudiants adultes, « participer » s’apparente à un luxe que l’on ne peut s’offrir entre le travail et la famille. Cela dit, l’expérience du Parlement simulé a prouvé que la vie sur le campus, loin de se résumer aux clubs sociaux, est faite de possibilités qui rapprochent les études de leurs retombées concrètes.
Franchir le seuil du Sénat m’a rappelé que mon retour aux études n’est pas une affaire de diplôme exposé au mur, mais de postes que j’ai aujourd’hui assez de courage d’occuper.
Aux étudiants adultes qui se demandent si de telles expériences « vous sont destinées », je répondrai ceci : La Chambre vous attend.
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