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Le 6 mai, 2026 | 4 minute(s) de lecture

Une entente vivante : l’Université Laurentienne rend hommage à la ceinture wampum tissée par la communauté

L’automne dernier, pendant la Semaine de reconnaissance des traités, des membres de la population étudiante, du personnel et de la communauté se sont réunis à l’Université Laurentienne pour quelque chose de bien plus profond qu’un atelier : ils tissaient un avenir.

Mary Wabano-McKay, President and CAO of Shingwauk Kinoomaage Gamig, and Lynn Wells, President of Laurentian University, holding a purple and white Wampum belt.

(6 mai 2026) — L’automne dernier, pendant la Semaine de reconnaissance des traités, des membres de la population étudiante, du personnel et de la communauté se sont réunis à l’Université Laurentienne pour quelque chose de bien plus profond qu’un atelier : ils tissaient un avenir.

Aujourd’hui, l’Université est fière de partager l’importance de la ceinture wampum tissée par la communauté. Créé dans le cadre des activités de Robinson Huron Waawiindamaagewin (RHW) lors de la Semaine de reconnaissance des traités, le projet de wampum a été dirigé par le créateur principal Brian Charles (Chippewas de l’île Georgina).

Le langage du wampum

Pour saisir toute la portée de cette initiative, il est essentiel de comprendre ce que représente le wampum. Les ceintures de wampum sont des registres vivants et sacrés, traditionnellement créés par les nations des forêts de l’Est. La Nation Leni Lenape (Delaware) et d’autres tribus côtières de langue algonquienne figuraient parmi les principaux artisans et utilisateurs de wampums fabriqués à partir de coquilles de palourdes. Maintenant composées de perles de coquillage blanches et violettes, ces ceintures sont des instruments juridiques, politiques et spirituels qui conservent la mémoire d’ententes partagées.

« Il y avait une grande volonté d’aller au-delà d’une simple reconnaissance symbolique, a exprimé Natalie Lacasse (Nimkii Benishii-Thunderbird), gestionnaire des relations stratégiques avec la communauté autochtone à l’Université Laurentienne et membre de la Première Nation de Moose Cree. Alors que nous réfléchissions aux 175 ans écoulés depuis la signature du Traité Robinson-Huron de 1850, nous avons voulu créer quelque chose qui tient compte des relations et responsabilités évolutives de manière intentionnelle et responsable. »

Confectionné par la communauté

La conception de la ceinture constitue un cadre de gouvernance pour le cheminement suivi de l’Université Laurentienne vers la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis (PNIM), leurs communautés et le territoire sur lequel nous sommes situés. Au cœur de la ceinture, un triangle central reflète le mandat triculturel de l’Université et trois lignes intérieures symbolisent la relation continue de l’Université avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis, tout en témoignant d’un engagement constant envers le partenariat, le respect et une participation pertinente. Les deux rectangles représentent l’engagement et le dévouement dont l’Université continue à témoigner envers des relations solides et respectueuses avec ses deux nations hôtes : les Premières Nations d’Atikameksheng Anishnawbek et de Wahnapitae. De plus, trois lignes parallèles expriment un engagement national envers les identités souveraines distinctes des trois groupes.

« Le processus collectif de tissage était profondément intentionnel, a expliqué Mme Lacasse. Nous avons invité les communautés de Premières Nations, d’Inuits et de Métis, y compris les membres de nos nations hôtes, et chaque personne a pu contribuer ses idées et son sens des responsabilités au travail, assurant ainsi que la ceinture porte la présence et la voix des personnes qu’elle représente. »

Un registre vivant 

Dans le droit autochtone, une ceinture wampum est considérée comme Bimaadiziimgad — elle porte l’esprit de l’entente évolutive et sert de registre sacré et vivant de nos responsabilités partagées. Pour honorer cela, la ceinture a fait l’objet d’un festin — un protocole qui reconnaît que l’entente exige un soin et une relation soutenus.

« Nous organisons des festins pour de nombreux objets culturels que certains pourraient considérer comme inanimés, a décrit Mme Lacasse. Selon notre compréhension, les tambours, les arbres, les roches, les plumes d’aigle et les ceintures wampum sont des êtres vivants qui, eux aussi, nécessitent des soins respectueux et constants. »

À l’avenir, la présence de la ceinture sera mise à l’honneur lors d’étapes marquantes de la gouvernance et de reconnaissances du Sénat. Elle constitue un rappel visuel que les engagements entre la Laurentienne et les peuples autochtones ne sont pas de simples mots sur papier, mais une vision directrice pour un avenir partagé. Plus précisément, la ceinture sera présente pour reconnaître et renouveler les partenariats de nation à nation, lors de la signature de protocoles d’entente formels avec les Premières Nations, Inuits et Métis (PNIM), et servira de cadre aux propositions institutionnelles liées aux droits autochtones. Cela s’inscrit dans un précédent important établi lors de la signature du protocole d’entente entre Shingwauk Kinoomaage Gamig et l’Université Laurentienne avec la présidente et directrice des études, Mary Wabano-McKay, et la rectrice Lynn Wells, marquant la première fois que la ceinture wampum était présente lors d’une cérémonie de signature.

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