Le 3 juillet, 2026 | 3 minute(s) de lecture
Le diplômé de la Laurentienne, Aidan Maloney, mène le programme d’étude des espèces en péril de la Première Nation de Wasauksing.
Aidan Maloney, diplômé de l’Université Laurentienne (M.Sc., biologie, 2024) et chercheur en reptiles, met actuellement sa passion au service de la conservation sur le terrain. Aujourd’hui, il est biologiste principal (espèces en péril) auprès du Wasauksing First Nation Lands and Resources Office, sur la côte est de la baie Georgienne.
6 juillet 2026 - Aidan Maloney, diplômé de l’Université Laurentienne (M.Sc., biologie, 2024) et chercheur en reptiles, met actuellement sa passion au service de la conservation sur le terrain. Aujourd’hui, il est biologiste principal (espèces en péril) auprès du Wasauksing First Nation Lands and Resources Office, sur la côte est de la baie Georgienne.
Plus largement, son rôle met en relief le lien étroit entre le prestigieux Laboratoire Litzgus de la Laurentienne et de véritables débouchés, les diplômés ayant pu intégrer sans délai des postes de leadership dans la gestion de l’environnement au sein des communautés des Premières Nations de la région.
De sa base d’attache à l’est de la baie Georgienne – un vivier connu de la diversité reptilienne – Aidan Maloney gère un programme de surveillance complexe au nom duquel on peut le trouver, quel que soit le jour, à relever les nidifications et l’exposition au soleil ou à faire le suivi par radiotélémétrie des espèces vulnérables, notamment la tortue mouchetée, la couleuvre fauve de l’Est et le crotale Massasauga de l’Est.
« La grande marge de manœuvre qui était la mienne dans la gestion de mes recherches est l’un des aspects les plus appréciables de mon parcours aux cycles supérieurs, estime Aidan qui a mené ses travaux au Centre pour la vitalité des lacs Vale. Cette autonomie, acquise au cours de mes études à la maîtrise en sciences, m’a tout naturellement préparé à coordonner et à superviser ce programme. »
Il attribue sa réussite au milieu de la recherche, surtout aux outils mis à sa disposition. Outre le travail sur le terrain, il consacre aussi une grande partie de son temps à sensibiliser la communauté, à mettre au point du matériel éducatif et à participer à des cérémonies locales. Il estime en effet que le côté vraiment gratifiant de son rôle réside dans les relations humaines et le respect mutuel.
« L’aspect le plus gratifiant est de me voir nouer de bonnes relations au sein de la communauté, dit-il. Il est très valorisant de travailler dans un cadre où le partage des connaissances se fait dans les deux sens. J’ai la possibilité de faire partager mon expertise et d’apprendre toujours davantage des membres de la communauté et de leurs éclairages. »
Originaire de Toronto, Aidan Maloney a dû déménager pour s’installer dans une nouvelle ville et s’adapter à un nouvel environnement. Aux étudiants actuels en biologie et sciences de l’environnement de l’Université, il conseille en toute simplicité d’accueillir à bras ouverts l’inconnu.
« Mon conseil le plus important, dit-il, est de vouloir sortir de son cadre de vie habituel. Cette volonté de relever un nouveau défi a donné lieu à des résultats extrêmement gratifiants. »
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