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​Excuses du gouvernement fédéral au LGBTQ

28 Novembre 2017

Un grand jour pour le Canada et un moment de fierté pour l’Université Laurentienne.

Je tiens à féliciter deux membres de notre communauté en particulier, la professeure Lynne Gouliquer et le professeur Gary Kinsman, dont le rôle clé a conduit aux excuses historiques du gouvernement fédéral aux membres de la communauté LGBTQ2 du Canada.

Le premier ministre Justin Trudeau a publié aujourd’hui des excuses officielles aux milliers d’anciens fonctionnaires et membres du personnel des forces armées qui ont été victimes de discrimination, interrogés et renvoyés de leurs postes il y a plus de quarante ans, simplement parce qu’ils faisaient partie de la communauté LGBTQ2. Ces excuses arrivent juste après l’annonce ce week-end du règlement d’un recours collectif lié à cette affaire.

Comme le premier ministre l’a dit, c’est un pas important vers l’égalité et l’inclusion au Canada.

Je suis fier de notre pays qui redresse un tort envers la communauté LGBTQ2. Et en tant que recteur de l’Université Laurentienne, je suis extrêmement fier de Mme Gouliquer et de M. Kinsman pour leur détermination sans faille à atteindre ce but.

Lynne et Gary ont étudié pendant de nombreuses années, tant individuellement qu’ensemble, l’incidence de l’expulsion des Canadiens LGBTQ, et plaidé la cause de toutes les personnes pour qui une politique discriminatoire a changé ou même mis fin à leur vie.

Pour Mme Gouliquer, l’étude a duré plus de dix ans. Elle s’est alliée à une chercheuse de l’Université du Nouveau-Brunswick, Carmen Poulin, pour interroger 126 soldats LGBTQ2 et leurs partenaires, et générer les seules données du genre sur la répression et les purges dans le secteur militaire. Elle-même une ex-militaire, Mme Gouliquer a profondément ressenti ces excuses.

Pour sa part, M. Gary Kinsman a aussi consacré de nombreuses années à ces questions, notamment en écrivant le livre « Regulation of Desire » qui relate l’histoire des communautés gaies et lesbiennes au Canada. Ce n’est que, lorsqu’il a contribué à fonder le groupe « We Demand an Apology » il y a deux ans pour obtenir des comptes du gouvernement fédéral sur la discrimination, il a commencé à travailler étroitement avec Mme Gouliquer.

Le résultat parle de lui-même. Même si ces excuses ne mettent certainement pas un terme à ce chapitre douloureux de notre histoire, c’est un grand pas dans la bonne direction, en grande partie due à l’excellence en recherche et à la collaboration dont nous sommes si fiers ici à la Laurentienne.

Bravo à Lynne et à Gary. Votre travail assidu et votre dévouement demeureront des exemples brillants de ce que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble pour nous entraider et améliorer nos communautés.