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Le gouvernement fédéral investit 49 000 000 $ dans le programme d'exploration minérale de 104 000 000 $

Le financement accordé est le plus grand investissement ponctuel dans l’histoire de l’Université

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L’Université Laurentienne lance une initiative de recherche sans précédent pour aider l’industrie des minéraux à faire, tant au Canada qu’à l’étranger, des investissements d’exploration à faible risque et à inverser la tendance actuelle, celle des faibles taux de découverte de nouveaux gisements minéraux.

Cette initiative de sept ans, baptisée Metal Earth, a reçu du Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada (FERAC) un coup d’impulsion de 49 269 000 $, sur sept ans. L’annonce a été faite aujourd’hui par le député de Sudbury, Paul Lefebvre, et le député de Nickel Belt, Marc Serré, au nom de la ministre des Sciences, Kirsty Duncan. Au total, 22 partenaires issus des milieux universitaires, industriels et gouvernementaux versent 55 000 000 $, en espèces et en nature, à cette initiative estimée à 104 000 000 $.

 

« L’Université Laurentienne est déjà le bénéficiaire le plus en vue au Canada de fonds de recherche en géologie économique et figure parmi les meilleurs établissements au monde, a déclaré le député de Sudbury, M. Paul Lefebvre. Nous sommes fiers d’appuyer la Laurentienne et le Centre de recherche en exploration minérale à l’École des sciences de la Terre Harquail, et de la voir devenir le leader mondial incontesté dans la recherche en exploration minérale. »

 

« Cet investissement fera augmenter les dépenses d’exploration et les investissements au Canada, de même que les taux de découverte et le développement de nouvelles mines, a expliqué le député de Nickel Belt, M. Marc Serré. Les résultats des travaux de Metal Earth seront transférables dans le monde entier et feront du Canada un leader de poids dans la quête mondiale de métaux. Cet investissement attirera encore plus de talents à Sudbury et y fera créer d’autres possibilités de partenariat. »

Par son mandat, le FERAC aide les établissements d’enseignement postsecondaire canadiens à exceller à l’échelle mondiale dans les domaines de recherche porteurs d’avantages économiques à long terme pour le Canada. Le concours inaugural a donné lieu à cinq octrois de fonds totalisant 350 000 000 $ en 2015. L’annonce faite par le gouvernement fédéral aujourd’hui voit attribuer 900 000 000 $ à 13 universités sur 51 candidats. Chaque établissement ne pouvait présenter qu’une seule demande. Un troisième concours devrait être lancé en 2021-2022. Les décisions de financement ont été prises par un comité de sélection de premier plan, après examen des demandes par les pairs basé sur le mérite scientifique et la capacité manifeste à mener des projets à l’échelle internationale, la pertinence stratégique pour le Canada et la qualité du plan de mise en œuvre.

 

« L’annonce de financement d’aujourd’hui est la plus importante depuis la création de la Laurentienne il y a 56 ans et le plus grand programme de recherche en exploration jamais entrepris au Canada. Nous tenons à remercier le gouvernement fédéral de son engagement croissant pour la science et l’innovation, a déclaré le recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne, M. Dominic Giroux, ajoutant que la Laurentienne est, depuis la création du FERAC, la seule université offrant principalement des programmes de premier cycle parmi les 16 universités choisies par concours. »

 

Plus tôt dans la journée, l’Université Laurentienne a également annoncé un don de 10 000 000 $ qu’a fait la famille Harquail au Département des sciences de la Terre, nouvellement rebaptisé l’École des sciences de la Terre Harquail. M. David Harquail est président et chef de la direction de Franco-Nevada Corporation, une société de redevances axée sur l’or et inscrite à la cote des bourses de Toronto et de New York.

« La subvention du FERAC, ajoute M. Giroux, témoigne de la qualité exceptionnelle du corps professoral, du personnel et de la population étudiante de l’École des sciences de la Terre Harquail et de son Centre de recherche en exploration minérale. »

 

« Les réserves mondiales de métaux sont en train de s’épuiser du fait de la demande accrue et de la diminution des taux de découverte au cours des dix dernières années, a expliqué M. Harold Gibson, directeur du Centre de recherche en exploration minérale (CREM) de l’École des sciences de la Terre Harquail et chercheur principal à Metal Earth. Or, il se trouve que les dépenses consacrées à la prospection ont augmenté tandis que les taux de découverte ont diminué. Sans moyen de découvrir et d’extraire des métaux, les sociétés modernes seront confrontées à une crise qui aura des répercussions négatives sur le développement social, technologique et industriel. Pourtant, le Canada dispose de gisements minéraux encore inexploités. »

 

Les métaux, qui représentent 19,6 % des exportations et 4 % du produit intérieur brut (PIB), constituent l’un des principaux leviers de l’économie canadienne. Avec Metal Earth, l’industrie et le gouvernement seront dotés de nouvelles connaissances, de personnel hautement qualifié, de protocoles et d’outils leur permettant de concentrer les crédits alloués à l’exploration et à l’infrastructure dans les domaines à forte minéralisation en métaux. « Metal Earth est une nouvelle approche qui va au-delà de la recherche traditionnelle au niveau du gisement ou du district, a conclu M. Gibson. Il transformera la façon dont nous faisons l’exploration de métaux et notre compréhension de l’évolution de la Terre. »

Metal Earth mobilisera des chercheurs de la Laurentienne et de ses établissements partenaires, recrutera plus de 35 chercheurs postdoctoraux, assistants de recherche, techniciens et employés de soutien, et verra participer plus de 80 étudiants des cycles supérieurs et de 100 étudiants de premier cycle et de nombreux sous-traitants. Par ailleurs, Metal Earth fera embaucher à l’Université Laurentienne un titulaire d’une chaire de recherche en ciblage d’exploration et trois autres professeurs en géologie précambrienne, modélisation de systèmes terrestres et géophysique appliquée.

Metal Earth compte de nombreux partenaires, dont les sociétés géologiques du Canada, de l’Ontario, du Québec, du Manitoba, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, le Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario (SGFPNO), TMAC Resources, le Carnegie Institute, Noront Resources Ltd., l’Université de Western Australia, l’Université Laval, l’Université de Tasmanie, l’Université de Toronto, la famille Harquail, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université d’Ottawa, Vale, MIRA Geoscience Ltd., le Centre d’excellence en innovation minière et MIRARCO.

Le bureau de la recherche sont intégral dans le procès de sélection pour ce programme et sommes excite pour le future de recherche et l’École des sciences de la Terre Harquail.