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Le projet de la Laurentienne, visant à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, a reçu une injection de 1,6M$ du CRSNG et des CEO

L’Université Laurentienne recevra du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et du gouvernement de l’Ontario, par l’entremise de TargetGHG, programme administré par les Centres d’excellence de l’Ontario (CEO), 1 600 000 $ pour poursuivre les travaux de recherche sur les émissions de gaz à effet de serre.

Le projet L-CARE (Landscape Carbon Accumulation through Reductions in Emissions, ou en français, accumulation du carbone dans le paysage grâce à des réductions d’émissions), en examinant diverses stratégies de traitement et de gestion appliquées dans trois principaux types d’écosystèmes — hautes terres, terres humides et aquatiques —, cherchera à déterminer la meilleure façon de gérer la remise en état dans le cadre d’une stratégie de séquestration du carbone dans le contexte d’une importante exploitation minière en roche dure.

« La Laurentienne s’est taillé une réputation d’excellence nationale en recherche et innovation, en étant chef de file dans la transformation d’environnements endommagés par l’activité industrielle, a déclaré le vice-recteur à la recherche, M. Rui Wang. Les fonds que nous avons reçus aujourd’hui sont un véritable investissement et nous aideront à aborder des questions cruciales, porteuses de nouvelles réductions des émissions de carbone. »

S’associant dans le cadre du programme TargetGHG, le CRSNG et les CEO, qui contribueront chacun 798 000 $ au projet, entendent appuyer les collaborations entre l’industrie et le milieu universitaire en vue d’atteindre les objectifs ontariens de réduction des émissions de carbone, tout en créant des retombées économiques. Le projet L-CARE jouit également du soutien des partenaires de recherche, soit Vale Canada Limited, Sudbury Integrated Nickel Operations (Sudbury INO) de Glencore et la Ville du Grand Sudbury, qui collaborent souvent aux efforts régionaux de remise en état du paysage.

« Le Programme de reverdissement du Grand Sudbury a été et reste un chef de file mondial, souligne M. Nathan Basiliko, titulaire de la Chaire de recherche canadienne en microbiologie environnementale et codirecteur du projet de recherche L-CARE. Ce travail de recherche, qui réunit des acteurs industriels, communautaires et gouvernementaux, vise à transformer un paysage, endommagé par l’activité industrielle, en écosystèmes riches en biodiversité et fonctionnant bien. Nous sommes ravis de voir, rétrospectivement, comment ces efforts de remise en état, passés et actuels, ont conduit à la séquestration active du carbone et de mettre à l’essai de nouveaux protocoles pour maximiser le stockage du carbone tout en continuant à atteindre les autres objectifs importants de remise en état. »

Depuis les années 1970, après des investissements massifs visant à réduire les émissions de soufre et de métaux des fonderies, plus de 8 000 hectares du paysage du Grand Sudbury ont été traités avec du calcaire broyé et plus de 10 millions de semis d’arbres ont été replantés. Il reste encore, toutefois, plus de 30 000 hectares à être remis en état. Une équipe de chercheurs de l’Université Laurentienne, menée par Nathan Basiliko et John Gunn, en collaboration avec Nadia Mykytczuk, Peter Beckett et Graeme Spiers, amorcera bientôt une étude en vue de déterminer la meilleure façon de gérer la remise en état, dans le cadre d’une stratégie de séquestration du carbone, en relation avec une importante exploitation minière en roche dure.

« La durabilité de l’environnement est l’un de nos plus grands défis, aujourd’hui et demain, a déclaré le député provincial de Sudbury et ministre de l’Énergie de l’Ontario, Glenn Thibeault. Le soutien accordé au programme TargetGHG par les CEO traduit clairement l’engagement de la province envers la recherche et l’innovation en technologies propres, et nous applaudissons l’annonce faite aujourd’hui. »

L’équipe de chercheurs de la Laurentienne, ainsi que ses cinq établissements partenaires (universités McMaster, Trent, Queen’s, de Sherbrooke et du Québec) et ses collaborateurs de l’Université de Cambridge, de l’Université Cornell, du ministère des Ressources naturelles et des Forêts de l’Ontario et du Service canadien des forêts, examineront diverses stratégies de traitement et de gestion appliquées dans trois principaux types d’écosystèmes. Parallèlement, ils feront également des essais dans les zones de gestion des résidus miniers en étroite collaboration avec les partenaires de l’industrie comme Vale et Glencore Sudbury INO.

« Les mesures visant à réduire les effets des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique sur notre climat et notre environnement constituent une priorité clé au Canada, a expliqué le vice-président des partenariats de recherche au CRSNG, Marc Fortin. Le CRSNG est fier de s’associer aux Centres d’excellence de l’Ontario pour créer un lien utile entre les meilleurs chercheurs et entreprises du Canada afin de mettre au point des technologies propres et innovatrices qui feront progresser la durabilité de l’environnement au Canada et amélioreront la santé et la qualité de vie des Canadiens. »

Selon les estimations approximatives actuelles, le potentiel de stockage du carbone des terres stériles et semi-stériles touchées par les fonderies locales est suffisamment élevé pour équilibrer dix ans d’émissions de carbone par les partenaires de l’industrie aux niveaux actuels. De plus, les nouveaux protocoles élaborés pourraient appuyer ailleurs, autour du globe, des efforts de remise en état engagés dans d’autres zones d’exploitation minière et de perturbation industrielle touchées de la même manière.

 

Au sujet de l’Université Laurentienne

L’Université Laurentienne, située sur le territoire traditionnel de la Première Nation Atikameksheng Anishnawbek, se fait un devoir de renforcer les fondements du savoir dans l’enseignement supérieur et la recherche, d’offrir une expérience universitaire hors pair en anglais et en français assortie d’une approche englobante de l’éducation autochtone. Avec ses partenaires fédérés, elle prépare des leaders qui apportent des solutions innovatrices et intelligentes à des problèmes locaux et mondiaux.