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Le 5 juin, 2026 | 4 minute(s) de lecture

Pleins feux sur les diplômés : Kailey O’Bumsawin passe des services sociaux pour les Autochtones aux études de droit

Parmi les diplômés remarquables qui célèbrent leur collation des grades à l’Université Laurentienne figure Kailey O’Bumsawin, étudiante en services sociaux pour les Autochtones dont le séjour transformateur sur le campus l’a engagée sur une nouvelle voie ambitieuse : la faculté de droit.

A portrait of Kailey O'Bumsawin smiling while standing indoors next to a round white table. She is wearing a long-sleeved black shirt, a traditional beaded necklace, and a bright orange ribbon skirt adorned with black and tan bear silhouettes along the bottom hem.

(5 juin 2026) – Parmi les diplômés remarquables qui célèbrent leur collation des grades à l’Université Laurentienne figure Kailey O’Bumsawin, étudiante en services sociaux pour les Autochtones dont le séjour transformateur sur le campus l’a engagée sur une nouvelle voie ambitieuse : la faculté de droit.

Originaire de Sudbury et diplômée de la Confederation Secondary School, Kailey suit un trajet sinueux vers sa véritable vocation. Ayant d’abord entrepris des études postsecondaires en sciences infirmières, elle s’est vite rendu compte que ce n’était pas pour elle. Reconnaissant son instinct de défendre les autres, sa famille lui a rappelé qu’elle était « travailleuse sociale dans l’âme ». Cette prise de conscience l’a dirigée au programme hors pair de l’Université Laurentienne, un choix qui lui a permis de renouer avec ses racines dans la Première Nation Odanak, près de Québec.

« Au début des cours, nous procédions souvent à une purification par la sauge et, pour chacun, nous faisions un bilan en arrivant et un compte rendu à la fin, a expliqué Kailey, en soulignant la disponibilité et la bienveillance des membres du corps professoral. Nos professeurs nous tenaient à cœur. Je me sentais soutenue et aimée en tant que personne, pas seulement comme étudiante. Ils prenaient toujours le temps de nous dire ce qu’ils appréciaient, comme nos sourires ou nos rires. J’ai pu aller à l’école et simplement être moi-même pour acquérir de l’expérience, au lieu de devoir être parfaite et me conformer à un modèle préétabli. »

Au cours de ses quatre années d’études, Kailey a eu une incidence considérable, bien au-delà des salles de classe. Convaincue que l’expérience universitaire est ce que l’on en fait, elle s’est pleinement investie dans la vie étudiante et la défense des droits. Elle a été coordonnatrice des bénévoles pour Fierté/Pride Laurentienne, a participé au Parlement simulé et a apporté une contribution à l’équipe d’action « Le consentement est simple » ainsi que le comité d’équité du campus.

Ses stages d’apprentissage par l’expérience ont davantage façonné son point de vue. Un stage à la Elizabeth Fry Society a aidé à renforcer sa confiance professionnelle, tandis qu’un deuxième, plus exigeant, a dégagé des leçons inestimables en matière de résolution de conflits et d’autoreprésentation. Tout au long, des membres du corps professoral, comme Joey-Lynn Wabie, Ph.D.,  lui ont offert un précieux mentorat. Pour Kailey, cette dernière est passée de professeure à collaboratrice sur des projets de recherche et à amie pour la vie.

Kailey se prépare maintenant à la prochaine étape importante : son départ cet automne pour fréquenter l’Université d’Ottawa. Elle a été admise à un programme conjoint très concurrentiel qui combine le droit et une maîtrise en affaires internationales. De plus, elle a obtenu un poste d’auxiliaire à l’enseignement à l’Université Carleton, où elle espère contribuer aux cours d’études autochtones et transmettre ses connaissances.

« Les compétences acquises dans ce programme et la communauté Laurentienne me seront très utiles dans ma carrière juridique, a-t-elle affirmé. En tant qu’avocate, je rencontrerai des clients qui traversent des moments extrêmement difficiles. Savoir communiquer et faire preuve de compassion est alors d’une valeur inestimable. »

Lorsqu’on lui a demandé quel conseil elle donnerait aux nouveaux étudiants autochtones, Kailey a insisté sur l’importance de profiter des possibilités culturelles, comme le Centre autochtone de partage et d’apprentissage et le Cercle des étudiants autochtones , tout en gardant à l’esprit l’ensemble de leur personne. « La culture est merveilleuse, mais il n’est pas nécessaire que toutes vos activités soient axées sur cela. Faire d’autres choses, c’est aussi permis. »

En fin de compte, Kailey espère que son parcours inspirera les futurs étudiants à reconnaître la puissance de leur propre voix. « C’est votre école et vous avez le droit de faire en sorte qu’elle reflète les besoins des étudiants, a-t-elle affirmé. Participez, faites entendre votre voix et changez les choses. »

A group of eleven people standing together outdoors on a gravel path with a lush forest backdrop. Kailey O'Bumsawin stands third from the left wearing a bright orange hoodie and black pants.
A group of ten people posing together on the wooden steps and porch of the "George & Peggy Manuel Lodge." A red flag reading "Anishinabe First Nations People" with a white thunderbird logo hangs on the cabin wall above them. Most group members are wearing matching grey t-shirts with a traditional four-color medicine wheel graphic, paired with colorful, patterned ribbon skirts.

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