Le 28 mai, 2026 | 5 minute(s) de lecture
L’étudiante de l’Université Laurentienne, Shauna Heron, ouvre la voie à une intelligence artificielle adaptative aux émotions pour la sécurité minière.
Shauna Heron, une candidate à la maîtrise en psychologie clinique à l’Université Laurentienne, a réalisé des recherches innovatrices sur la confiance entre humains et robots afin d’améliorer la sécurité industrielle. Financée par le Fonds de la rectrice pour l’innovation IAMGOLD, un partenariat stratégique établi pour inspirer la future génération de solutions minières et favoriser la sécurité sur le lieu de travail, l’étude examine comment les personnes accordent leur confiance lorsqu’elles collaborent avec un robot autonome qui réagit aux états mentaux humains, par rapport à un robot qui n’y réagit pas. L’article de recherche dont elle est coauteure est actuellement disponible sous forme de prépublication évaluée par des pairs sur le recueil en accès libre ArXiv.
(28 mai 2026) - Shauna Heron, une candidate à la maîtrise en psychologie clinique à l’Université Laurentienne, a réalisé des recherches innovatrices sur la confiance entre humains et robots afin d’améliorer la sécurité industrielle. Financée par le Fonds de la rectrice pour l’innovation IAMGOLD, un partenariat stratégique établi pour inspirer la future génération de solutions minières et favoriser la sécurité sur le lieu de travail, l’étude examine comment les personnes accordent leur confiance lorsqu’elles collaborent avec un robot autonome qui réagit aux états mentaux humains, par rapport à un robot qui n’y réagit pas. L’article de recherche dont elle est coauteure est actuellement disponible sous forme de prépublication évaluée par des pairs sur le recueil en accès libre ArXiv.
La robotique industrielle traditionnelle se concentre presque exclusivement sur des tâches mécaniques routinières. Les recherches de Mme Heron explorent ce qui se passe lorsque les robots deviennent des partenaires collaboratifs capables de dialogue, d’adaptation en temps réel et d’interaction sociale. En utilisant l’expressivité de la plateforme robotique Misty II, Mme Heron a construit une boucle de dialogue autonome qui utilisait une série de grands modèles de langage pour détecter la frustration, la confusion ou l’engagement humains à partir de la parole, permettant au robot d’adapter ses expressions faciales, mouvements physiques et réponses verbales en temps réel tout en aidant les participants à accomplir plusieurs tâches collaboratives.
Les tests comparatifs ont révélé une tendance psychologique fascinante : la confiance des travailleurs n’était pas déterminée par la précision opérationnelle de la machine.
« Le résultat le plus surprenant est que la confiance accordée au robot n’était pas liée à sa capacité à aider l’utilisateur à répondre correctement aux questions, indique-t-elle. Autrement dit, même lorsque leurs réponses étaient erronées, les participants avaient tendance à juger le robot réactif plus digne de confiance que le robot témoin. Cela suggère que la confiance ne se résume pas à la compétence ou à la fiabilité dans l’exécution de la tâche, mais concerne également la qualité de l’interaction et la capacité du robot à prendre en compte l’état émotionnel de l’utilisateur. »
Même si un robot humanoïde ne parcourra pas sous peu les tunnels miniers souterrains, cette technologie peut transformer les interfaces vocales et visuelles que les opérateurs industriels utilisent quotidiennement. Un système doté d’intelligence émotionnelle peut détecter la fatigue, le stress ou la confusion de l’opérateur, permettant ainsi à l’interface d’adapter la diffusion des informations. Au lieu de déclencher des alertes standard et répétitives, un système réactif peut ralentir le rythme, mettre en évidence les données critiques ou demander explicitement une assistance d’urgence.
Mme Heron attribue une grande partie de son cheminement universitaire à son directeur de thèse, Michael Emond, qui l’encadre depuis le début de ses études de premier cycle et qui l’a convaincu de passer d’une approche clinique à la psychologie expérimentale. Ce soutien fondamental lui a permis de suivre des cours avancés en informatique et, finalement, d’établir des liens avec Meng Cheng Lau pour la supervision de ce projet.
Mme Heron attribue au Fonds de la rectrice pour l’innovation IAMGOLD la réussite de cette étude et le financement des travaux sur la plateforme robotique Misty II. Sur le plan personnel, la réalisation de cette étude pilote a profondément modifié son cheminement professionnel.
« Ces recherches m’ont amené à envisager de poursuivre des études de doctorat en génie en mettant l’accent sur l’interaction humain-robot, et en intégrant la dimension psychologique de ce travail, à savoir la confiance, les émotions et les facteurs humains, dans le cadre d’un programme de recherche en génie, explique Mme Heron. Mon objectif est de poursuivre ces travaux au sein du laboratoire du professeur Lau, où l’infrastructure et l’expertise nécessaires sont déjà en place. C’est en effet un jalon important de réaliser une étude pilote financée par le Fonds pour l’innovation IAMGOLD, car cela donne le ton à ma carrière de chercheuse. »
La prochaine étape pour Mme Heron est de soutenir sa thèse de psychologie, puis de travailler au sein du Laboratoire de robotique mobile intelligent de la Laurentienne pour réaliser une étude de confirmation plus vaste et robuste, dotée de capacités de détection multimodales sophistiquées comme la détection des expressions faciales et du langage corporel.
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