Le 6 mai, 2026 | 3 minute(s) de lecture
Mesurer la santé des écosystèmes en écoutant les grenouilles.
Karolyn McGovern, étudiante à la maîtrise en biologie et titulaire d’un baccalauréat dans ce domaine, a remporté le concours « Ma thèse en trois minutes » en 2026, où elle a présenté ses recherches à un public non universitaire.
(6 mai 2026) - Karolyn McGovern, étudiante à la maîtrise en biologie et titulaire d’un baccalauréat dans ce domaine, a remporté le concours « Ma thèse en trois minutes » en 2026, où elle a présenté ses recherches à un public non universitaire.
Ses recherches portent sur les populations de grenouilles de la région de Sudbury et visent à déterminer si elles se sont rétablies depuis la crise des pluies acides. La présence ou l’absence de grenouilles peut servir d’indicateur de la santé environnementale, à l’instar des canaris utilisés autrefois dans les mines pour détecter les gaz toxiques.
Originaire d’Ottawa, Karolyn a développé très tôt un intérêt pour les grenouilles, passant ses étés à explorer une forêt voisine avec sa sœur. « Au moment de choisir un baccalauréat, le choix était évident : la biologie. »
Pour étudier les populations de grenouilles, Karolyn utilise une combinaison de méthodes. Des enregistreurs acoustiques automatisés sont installés dans les zones humides autour de Sudbury afin de capter les chants des grenouilles au printemps et en été, tandis que des relevés visuels sont effectués pour identifier les têtards, un indicateur clé de la présence de populations actives et reproductrices. L’identification des espèces présentes lui permet de mieux comprendre l’ampleur et la nature des impacts environnementaux dans ces zones.
L’une des difficultés de ses recherches réside dans le délai restreint de collecte des données, les grenouilles ne chantant qu’entre la fin d’avril et le début d’août, souvent la nuit. Elle a également été surprise de découvrir que Sudbury compte huit espèces de grenouilles différentes, dont les têtards sont parfois difficiles à identifier. Pour faciliter cette identification, elle a utilisé le guide la métamorphose des amphibiens de l'Ontario à tous les stades de développement.
En réfléchissant à son travail sur le terrain, Karolyn se souvient d’un moment mémorable l’été dernier : avec son superviseur, elle a repéré puis attrapé un ouaouaron (grenouille-taureau) d’une taille inhabituelle. « J’ai pris une photo avec la grenouille, dit-elle, et elle est devenue une petite célébrité parmi mes amis et collègues; on l’a affectueusement nommée Beef. »
Karolyn tient à remercier ses directeurs de recherche, Mme Jackie Litzgus (Ph. D.) de l’Université Laurentienne et M. Mark Mallory (Ph. D.) de l’Université Acadia. « Ils sont tous les deux exceptionnels. Je suis extrêmement chanceuse d’être entourée d’une équipe aussi formidable. »
Poursuivez votre lecture

Une entente vivante : l’Université Laurentienne rend hommage à la ceinture wampum tissée par la comm...

Gisele Roberts reçoit le Prix national d’excellence en transfert de technologie
