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Le 12 juin, 2026 | 6 minute(s) de lecture

La théorie s’allie à la pratique : la Faculté des arts de la Laurentienne redéfinit l’apprentissage par l’expérience, à distance et en présentiel.

La Faculté des arts de l’Université Laurentienne montre actuellement que la distance entre une salle de classe et une carrière n’a jamais été aussi courte. Dans le cadre du cours intitulé « Placement communautaire» (SOCI-4195EL), qu’offre l’École des sciences sociales, les étudiants ne se contentent pas d’étudier la société, ils contribuent activement à la conditionner.

A composite image of four Laurentian University students, from left to right: Sophia Lisi in a formal graduation gown and mortarboard cap; Chelsea Tawse in an outdoor profile portrait wearing a denim jacket; Gabrielle Trottier standing in front of a blue Greater Sudbury Police Service backdrop; and Jenna Rossignol smiling against a light wood panel background.

12 juin 2026 - La Faculté des arts de l’Université Laurentienne montre actuellement que la distance entre une salle de classe et une carrière n’a jamais été aussi courte. Dans le cadre du cours intitulé « Placement communautaire» (SOCI-4195EL), qu’offre l’École des sciences sociales, les étudiants ne se contentent pas d’étudier la société, ils contribuent activement à la conditionner.

Élaboré à l’origine d’après son équivalent de longue date en langue française, ce stage pratique, un cours de six crédits en anglais, est chapeauté par Leslie Nichols (Ph. D.), professeure adjointe, depuis son arrivée à l’Université Laurentienne, il y a trois ans. Au cours de l’année qui a suivi son lancement, le cours est devenu un excellent exemple de ce que fait la Faculté des arts pour répondre aux besoins des étudiants des temps modernes, d’horizons divers et de régions éloignées.

« On n’apprend pas tous le mieux dans le cadre d’une salle de classe traditionnelle, explique Mme Nichols. Nous nous sommes aperçus que notre population d’étudiants – dont beaucoup sont de première génération ou à distance – avait pris de l’ampleur et qu’elle avait besoin d’une certaine flexibilité. Ce cours leur permet de mettre en pratique les cadres théoriques appris à l’Université, un travail qui peut engendrer des débouchés professionnels immédiats. »

L’incidence positive est visible comme en attestent divers témoignages récents.

Sophia Lisi (Sudbury, Ontario)

En menant à bien son stage tant au Centre de santé Shkagamik-Kwe qu’auprès de la Ville du Grand Sudbury, Sophia Lisi a cumulé plus de 110 heures de travail pratique. Au cours du stage, elle a dirigé un projet EDI (équité, diversité et inclusion) cartographiant les actifs EDI, en ayant consulté plus de 50 organisations locales, avant d’élargir ses travaux à treize autres municipalités et universités ontariennes. En outre, elle a facilité les discussions engagées par la coalition sur le modèle islandais de prévention de Planet Youth et a rédigé la description du poste d’intervenant autochtone régional de proximité.

« J’ai surtout retenu, dit-elle, à rapprocher les cadres théoriques de leur application concrète. J’en suis venue à voir les tâches non comme de simples corvées administratives, mais comme des interventions sociologiques aux incidences directes sur le développement de la communauté. Cette expérience m’a permis de me muer d’étudiante en participante active du secteur du développement social. »

Chelsea Tawse (Medicine Hat, Alberta)

Étudiante adulte à distance, Chelsea Tawse a fait son stage à la Medicine Hat Women’s Shelter Society, où elle faisait déjà du bénévolat chaque semaine. Ses responsabilités l’ont vue enjamber de nombreux services, notamment le bureau d’accueil, l’équipe d’administration, la garderie interne et les activités de proximité à la municipalité. En particulier, elle a su concilier ses études de quatrième année et son stage pancanadien tout en accueillant un nouveau-né en février 2026.

« Ce cours offert à distance m’a permis de remplir mon engagement envers ma famille, ce qui importait énormément, dit-elle. La flexibilité m’a permis de faire l’essentiel de mes heures du stage, dès le premier semestre, si bien que j’ai pu me consacrer aux soins de ma petite fille encore nouveau-née. »

Le stage a déjà donné lieu à un entretien d’embauche en vue de pourvoir à un poste de soutien occasionnel au sein du bureau d’accueil du refuge en août prochain. « Ce cours m’a ouvert les portes de l’organisation de mes rêves, dit-elle, et m’a assuré que ma carrière se fera dans le secteur des services à la personne. »

Gabrielle Trottier (Sudbury, Ontario)

Au sortir de ses études en criminologie sanctionnées il y a peu par un baccalauréat ès arts, avec une mineure en droit et justice, Gabrielle Trottier s’est engagée à œuvrer au sein du service d’action communautaire du Service de police du Grand Sudbury. Son travail pratique l’a amenée, entre autres, à élaborer une stratégie d’engagement des jeunes dans la recherche scolaire, à participer à des sorties de policiers en patrouille et à faire le tour du quartier général.

De cette expérience découle le sujet de son mémoire de maîtrise, à savoir les approches intégrant les traumatismes dans les enquêtes sur les agressions sexuelles, alors qu’elle se prépare à entamer, dès septembre, le programme de maîtrise en études relationnelles de la Laurentienne. « Le stage, dit-elle, m’a permis de m’épanouir professionnellement et m’a aidée à définir mes objectifs d’avenir. J’en ai tiré une compréhension pratique du travail de la police et du système judiciaire, qui dépasse largement le cadre de la salle de classe. »

Jenna Rossignol (Sudbury, Ontario)

Aux fins de son diplôme en équité, diversité et droits de la personne, parallèlement au programme concomitant d’éducation, Jenna Rossignol a fait son stage au sein du Sudbury Catholic District School Board. En collaboration avec le responsable de l’aumônerie de la Marymount Academy et de l’école Bishop Alexander Carter, elle a dirigé le club des élèves de pays étrangers et le club Unity, tout en menant une vérification complète de l’EDI pour le compte des deux écoles.

Jenna se dit agréablement surprise de découvrir à quel point ses antécédents en droits de la personne se prêtent naturellement au bien-être, à l’identité et à l’inclusion des élèves dans le contexte d’un service d’aumônerie. Anticipant son retour à la Laurentienne cet automne pour terminer sa dernière année de formation d’enseignant, elle est d’avis que son stage lui a déjà permis de se constituer un excellent réseau professionnel.

« Ce stage, dit-elle, m’a aidée à changer de perspective, passant d’une compréhension théorique des droits de la personne à la prise de conscience de leur incidence au sein d’une véritable communauté scolaire. Cela m’a permis de voir le genre d’éducatrice que je veux devenir - une éducatrice créatrice de milieux où les élèves se sentent appuyés, intégrés et véritablement interpellés. »

La Faculté des arts se donne un avenir flexible

Le cours s’adresse aux étudiants de trois disciplines : Sociologie, Criminologie et Équité, diversité et droits de la personne. En ayant laissé aux étudiants à distance la tâche d’examiner les offres de stages au sein de leur communauté et de s’en assurer, la Laurentienne se fait une place pérenne au-delà de Sudbury.

Selon la Pre Nichols, la réputation du programme grandit à toute allure. « Les organisations qui n’ont pas eu de stagiaire cette année en demandent déjà un pour l’an prochain. Nous jetons un pont entre l’Université et la communauté, ce qui profite à toutes les personnes concernées. »

Alors que la Laurentienne poursuit son élan d’innovation, SOCI 4195EL atteste de la force d’impulsion d’un enseignement flexible, inclusif et orienté sur la carrière.

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