Vous êtes maintenant dans la zone de contenu principale

David Munch

Anciens à la une

Body: 

 

L’état des soins aux personnes âgées dans nos collectivités a beaucoup changé en raison des restrictions et des menaces que fait planer la COVID-19. Pour beaucoup, notamment les aînés réputés à haut risque, une telle menace sans précédent pour la santé est certainement un facteur de stress important. David Munch (B.Com. 1995) et son équipe à Finlandia Village, à Sudbury, ont manifestement dû s’adapter à la situation et n’ont pas perdu de temps pour mettre au premier plan les besoins des résidents et leur sentiment d’appartenance à la communauté.

David, qui a toujours voulu en savoir davantage sur le monde des affaires, n’a surpris personne lorsqu’il s’est inscrit au baccalauréat en commerce de l’Université Laurentienne, ou, comme on l’appelle aujourd’hui, le baccalauréat en administration des affaires (BBA). Le programme exigeait beaucoup de travail en groupe et il s’est souvent trouvé en compagnie de ses camarades de classe, tant sur le campus qu’à l’extérieur de celui-ci, pour mener à bien des projets ou passer du temps. Au fil des interactions, il a resserré les liens avec ceux-ci et ses professeurs, ce qui a en partie favorisé sa réussite universitaire. « Le regretté John H. Church, qui donnait le cours de 4e année sur les opérations et investissements, était dynamique, différent, dit-il, et aimait mettre les étudiants au défi en les amenant à participer aux discussions en salle de classe. »

Il s’estime également chanceux d’avoir rencontré, grâce à des amis communs, sa femme, Nicole Charbonneau-Munch, à la Laurentienne, alors qu’elle suivait une formation d’enseignante de français. « Les téléphones portables n’existaient pas encore. Alors, je descendais au parc inférieur de stationnement après mes cours et je lui laissais des mots sur sa voiture, histoire de lui faire savoir que je voulais faire sa connaissance. » Nicole est titulaire d’un baccalauréat en sciences de la terre (1996) et d’un baccalauréat en éducation (1997) de l’Université Laurentienne, et est une enseignante fière et dévouée au niveau élémentaire auprès du Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario.

À la sortie des études, David a vu nombre de ses camarades s’en aller au sud de l’Ontario pour y faire carrière. David, en revanche, était ouvert aux possibilités sur place et en a trouvé une à Finlandia Village. « Mon oncle, dit David, était membre du conseil de Finlandia et il m’a appris qu’une personne travaillant au bureau de la comptabilité allait prendre sa retraite. J’ai tenté ma chance en me présentant armé d’un CV. Peu de temps après, j’ai été embauché dans la comptabilité, ce qui correspondait bien à ma formation en administration des affaires de la Laurentienne. » Depuis lors, David a fait son chemin au sein de Finlandia, en acquérant de l’expérience dans divers rôles, notamment celui de directeur des finances et de l’hébergement, un parcours qui l’a conduit à son poste actuel, celui de chef de la direction, qu’il occupe depuis 2008.

Finlandia est un petit village offrant aux aînés un continuum de soins et de soutiens qui leur permet de vieillir chez eux et, par extension ou par préférence, avec leur conjoint(e), auprès de leur famille et (ou) de leurs amis, aussi différents qui puissent être leurs besoins en matière de soins. Le village dispose de nombreux équipements sur place, notamment d’un centre de conditionnement physique, d’une chapelle et d’un cabinet médical. David se dit satisfait de son expérience professionnelle dans le domaine des soins aux personnes âgées, à Finlandia, la qualifiant à la fois d’exigeante et de gratifiante. « J’aimerais voir aborder par plus de gens la question du vieillissement au Canada, soutient David. Personne ne veut en parler, même à titre personnel, mais nous devons faire plus pour soutenir la population vieillissante. Nous devons prendre soin de nos grands-mères et grands-pères qui ont aidé à bâtir ce pays. »

Dans le contexte actuel de la COVID-19, qui sévit dans le monde entier, les aînés sont certainement au centre des préoccupations. En mars 2020, quelques jours avant que ne soient mises en place les premières restrictions et directives voulues par la pandémie, Finlandia a fermé ses portes à tous les visiteurs. Les membres du personnel et les résidents ont, par la suite, fait preuve de diligence en s’efforçant de se protéger les uns les autres et de tenir le village indemne. Cependant, comme l’hiver approche et que la pandémie persiste, nombreux sont les résidents et les employés qui, devant le manque d’interactions sociales, se disent épuisés ou surmenés. Pour aider les résidents à tenir le coup, David et son équipe veillent à ce qu’ils se sentent pris en charge et font en sorte qu’ils se tiennent actifs et occupés, surtout en ces temps difficiles. Pour leur maintenir le moral, David, en sa qualité de leader, s’efforce de les soutenir et les encourage à s’épauler les uns les autres sur les plans professionnel et personnel. La communauté se montre aussi solidaire en faisant parvenir, à l’intention du personnel, des gâteries spéciales et des dons d’équipements de protection individuelle.

Qui plus est, depuis un certain temps, David et son équipe à Finlandia sont au nombre des partenaires communautaires de l’Institut de recherche sur le vieillissement de la Laurentienne (IRVL), le plus récent établissement de recherche en la matière au Canada et, à ce titre, un acteur qui s’engage auprès des personnes âgées en cherchant à améliorer leur qualité de vie, leur santé et leur bien-être tout en les aidant à être des membres actifs de leur communauté et à contribuer à la vie de celle-ci.

En dehors de ses fonctions à Finlandia, David a été très occupé ces deux dernières années. Il est fier de faire partie de la communauté sudburoise et d’y redonner du sien. Il est ex-président du Rotary Club of Sudbury Sunrisers, au titre duquel il a été bénévole auprès de la mission Elgin Street et a contribué au nettoyage du parc Rotary. Certes, la pandémie a mis en suspens de nombreuses activités bénévoles, mais, par bonheur, il peut encore se réunir, en virtuel, avec les membres du Club Rotary pour organiser des événements et des collectes de fonds incitant les Sudburois à redonner du leur à la communauté.

David dit bénéficier du soutien de sa famille, y compris sa femme et ses trois enfants, dont deux sont élèves du secondaire et qui, depuis l’éclosion de la pandémie, passent le plus clair de leur temps à domicile. « Nous avons une vie bien remplie, mais il est bien de pouvoir se retrouver en famille, chez nous, de manger ensemble souvent et d’avoir plus de temps pour nous occuper de la vie hors du travail, explique David. Nous n’avons pas à nous précipiter pour rentrer, puis sortir pour faire des activités de loisirs. Nous essayons de faire de notre mieux. » David, sa femme et leurs trois enfants se disent chanceux, car ils ont pu passer du temps ensemble au bord de la piscine, dans le sauna et avec le nouveau membre de leur famille, un chien appelé Mei Mei (qui veut dire « petite soeur » en chinois). Fait notable, leur fils, Devan, titulaire d’un baccalauréat en droit et justice de l’Université Laurentienne, travaille actuellement au cabinet Weaver Simmons, à Sudbury.