Centre d’analyse Perdue

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Interrogée sur le nouveau Centre d’analyse Perdue de la Laurentienne, Mme Heather Cornthwaite est tout sourire.

« Cela sera incroyable », déclare la technologue et l’étudiante de cycles supérieurs de la Laurentienne, qui fait un doctorat en sciences biomoléculaires.

« Grâce à des installations comme celles-ci, ajoute-t-elle, nous pourrons effectuer une multitude de recherches de différents types. »

Le nouveau Centre d’analyse Perdue (CAP) permettra aux étudiants de 2e et 3e cycles de se former sur des instruments spécialisés et d’élargir leurs horizons grâce à de nouvelles collaborations de recherche.

Mme Cornthwaite se sert de ces instruments pour développer un modèle prédictif de profils d’exposition au Dextromethorphan dans les os des rats, et qui est le principal ingrédient que l’on retrouve dans des sirops antitussifs comme NyQuil.

Dans le cadre de travaux de recherche comme ceux menés par Mme Cornthwaite, le Centre d’analyse Perdue offrira un éventail d’instruments de précision pour analyser des échantillons biologiques et inorganiques.

« Étant donné qu’il s’agit d’installations centrales d’analyse, dit le gestionnaire du CAP, M. Alan Lock, nous disposerons ici d’une large gamme d’instruments pour répondre aux besoins de nombreux professeurs en matière de recherches analytiques. »

Grâce à l’obtention de subventions de la Fondation canadienne pour l’innovation et d’autres organismes subventionnaires, des chercheurs de la Laurentienne, à l’instar du directeur de thèse de Mme Cornthwaite, le Pr James Watterson, sont parvenus à se procurer des équipements ultraspécialisés afin d’analyser les quantités médicamenteuses dans les os et dans des échantillons ponctuels de sang séché, ou d’identifier des mutations métaboliques et le séquençage de l’ADN des mouches des fruits – comme dans le cas des travaux de recherche menés par Pr Thomas Merritt. 

En ce qui concerne M. Lock, l’un des plus grands avantages d’avoir de multiples instruments réunis au même endroit est la possibilité pour les membres du corps professoral de différentes unités de collaborer et d’apprendre les uns des autres.

Le Centre d’analyse Perdue abritera également le nouveau laboratoire de simulation de milieux de travail du Centre de recherche sur la santé et sécurité au travail, grâce aux contributions de Mme Tammy Eger, Mme Sandra Dorman, Mme Alison Godwin. et M. Dominique Gagnon.

Le laboratoire sera équipé d’instruments comme un rotopode et une chambre à atmosphère contrôlée permettant de mesurer les vibrations ou les conséquences des températures extrêmes sur les travailleurs dans des industries comme le secteur minier.

Ce laboratoire sera aussi très utile au corps professoral de génie ainsi qu’aux étudiants de 2e et 3e cycles, qui pourront se servir des équipements pour tester la manière dont différents appareils et machines se comportent dans des conditions ambiantes extrêmes.  

« C’est formidable, conclut M. Lock, de savoir que cela accroîtra les capacités de recherche dont dispose l’Université. »