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Portrait de diplômée : Nasim Yavari

Cette courageuse fonceuse fait preuve d’engagement envers la recherche et la communauté étudiante

Nasim Yavari illustre l’excellence à bien des égards. Étudiante étrangère qui obtiendra bientôt une maîtrise ès sciences en génie chimique de l’École de génie Bharti à l’Université Laurentienne, elle a relevé beaucoup d’obstacles difficiles et été une courageuse fonceuse apportant d’importantes contributions à la collectivité universitaire. « Cela a été un trajet bien agréable, dit-elle. Je sens que je fais partie de la communauté Laurentienne. »

Photo Of Nasim Yavari

 

Originaire de l’Iran, Nasim est venue à Sudbury en janvier 2021. Avant cela, elle a obtenu une maîtrise ès sciences en énergie et génie environnemental de l’Université de Tehran, établissement de premier rang en Iran. Diplôme en main, elle est entrée dans le feu de l’action en commençant à se cultiver une solide réputation dans le domaine. Elle a refusé une offre d’emploi à titre de gestionnaire de projet afin de continuer sa formation. « J’avais besoin d’acquérir d’autres connaissances afin de devenir, comme j’ai toujours voulu, une personne qui prend des pas, même des petits, pour protéger et sauver notre planète, explique-t-elle. Je devais rester à l’affût des nouveautés en génie environnemental sur le plan mondial, donc j’ai décidé d’aller dans un pays avancé pour poursuivre les études. » Le professeur de génie des bioprocessus à la Laurentienne, John Ashley Scott, Ph.D., avait hâte de diriger les travaux d’une telle étudiante brillante et dévouée. Le comité de direction de thèse de Nasim comprenait aussi Gerusa Senhorinho, Ph.D., et Corey Laamanen, Ph.D.

Ayant déménagée au Canada pendant la pandémie, Nasim se sentait très isolée. Sa famille et ses amis lui manquaient, tout comme sa carrière florissante. Par contre, des professeurs et des pairs encourageants l’ont aidé à rendre la situation positive. « En participant à la communauté universitaire, explique-t-elle, je sentais que je pourrais évoluer ici. Les gens étaient tellement gentils et bienveillants. J’avais une bonne impression et me suis installée. »

Nasim s’est réjouie de faire partie d’une excellente équipe de recherche et conserve de beaux souvenirs amassés dans le laboratoire. Elle a récemment soutenu sa thèse (Fermentation CO2 biosequestration by microalgae for the production of health beneficial natural compounds) qu’elle a présentée peu de temps avant cela lors du Symposium annuel de recherche de l’Association des étudiants des cycles supérieurs. Elle a participé à cette activité d’une semaine non seulement à titre de conférencière et de concurrente à l’épreuve de thèses en 3 minutes (3MT), mais a aussi été l’une des principales organisatrices en raison de son rôle de vice-présidente des événements au sein de l’équipe de direction de l’Association. « Je suis sociable, précise-t-elle, et j’ai bien aimé voir les étudiants promouvoir leur recherche et en discuter. L’expérience a été magnifique. »

Nasim Yavari In A Lab

Par ailleurs, Nasim est lauréate d’un nombre impressionnant de prestigieuses bourses, dont la Bourse commémorative Paul G. Complin qu’elle a reçue récemment de l’Association pour la prévention de la contamination de l’air et du sol. Cette année, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole lui a aussi décerné la Bourse de la Société d’entretien, de génie et de fiabilité tandis qu’en 2021, on lui a remis la Bourse de la Fondation Parya ainsi qu’une Bourse de recherche d’été de la Laurentienne. En mars 2022, elle a été nommée en outre l’une des Femmes exceptionnelles de l’Université Laurentienne par le Comité consultatif du recteur sur la situation de l’égalité des sexes pour souligner son travail d’action sociale en éducation, surtout par rapport aux jeunes femmes. « Cette distinction est extraordinaire, exprime-t-elle. Je me suis rendu compte des obstacles que j’ai franchis et de toutes les étapes parcourues en cours de route. »

Nasim attribue humblement beaucoup de son courage et de sa résilience aux personnes qui l’inspirent. « Les superviseurs que j’ai eus pendant ma carrière ainsi qu’à l’Université ont été formidables, affirme-t-elle. J’ai travaillé aux côtés d’hommes qui croient aux droits des femmes et à l’amélioration de ceux-ci en société. Ils m’ont beaucoup aidée. Mon premier mentor était mon père, qui a fait de moi une femme forte qui n’est pas touchée par les normes sociétales. Il me disait d’incarner le changement que je veux voir dans le monde. Quand les gens prospères t’appuient, te traitent avec bonté et te donnent des conseils, tu as l’impression de pouvoir réussir comme ils le font. »

À la veille de recevoir sa deuxième maîtrise, Nasim dit que la poursuite d’études à la Laurentienne l’intéresse. Par contre, bien que l’idée du doctorat l’intrigue, elle souhaite d’abord acquérir de l’expérience pratique dans le domaine du génie à Sudbury avant de prendre une décision à ce sujet. Démarrer sa propre entreprise l’intéresse aussi. « Je crois qu’un jour, j’aimerais lancer une entreprise en génie environnemental, songe-t-elle. Je veux collaborer avec une entreprise et en consulter d’autres, comme des sociétés minières, ainsi que d’autres secteurs industriels afin de réduire les déchets… voilà mon intention. » 

Nasim est une source d’inspiration pour la population étudiante de la Laurentienne et nous attendons avec intérêt de suivre ses succès. Félicitations Nasim!