Le partenariat du Centre de santé Naandwechige-Gamig Wikwemikong et de l’UL bénéficie d’une subvention fédérale de 1 500 000 $

Le programme « I aM Well » qui vise à améliorer le bien-être mental des enfants autochtones sera un modèle pour l’amélioration de la prestation des soins de santé ici et ailleurs

(Sudbury/Wiikwemkoong, 8 janvier 2020) – Nous nous réjouissons d’annoncer que les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont accordé une importante subvention au programme « I aM Well », initiative du Centre de santé Naandwechige-Gamig Wikwemikong et du Centre de recherche ECHO de l’Université Laurentienne, qui vise à améliorer le bien-être mental chez les Autochtones. Le projet recevra 1 500 000 $ sur cinq ans.

Fondé sur une importante contribution d’enfants et de jeunes autochtones, qui en profiteront ultimement, le programme emploie une enquête sur tablette appelée « Aboriginal Children’s Health and Well-being Measure (ACHWM) » qui permet aux enfants de discuter de leur santé. Les données sont ensuite partagées avec les prestataires de services et de soins qui coordonnent et améliorent les résultats en matière de santé.

Co-créée par et pour les jeunes autochtones au Canada, l’ACHWM a vu ses débuts dans le territoire non cédé de Wiikwemkoong en 2010 et, grâce à cette subvention, partagera son approche holistique avec le monde entier. En fait, les fonds des IRSC permettront non seulement au projet de prendre de l’ampleur, mais aussi d’être adapté à d’autres cultures autochtones. L’objectif est de prêter un appui aux communautés dans le monde, surtout celles dans les régions rurales et éloignées disposant de moindres ressources.

Une équipe de 19 chercheurs provenant de huit universités et de 15 organismes partenaires se partagent cette réussite. Le travail accompli témoigne de la sagesse des jeunes autochtones et de la direction de deux personnes, à savoir Mme Nancy L. Young, titulaire d’une chaire de recherche, et Mme Mary Jo Wabano, directrice des services du Centre de santé Naandwechige-Gamig, qui ont joué un rôle clé dans l’élaboration et le succès du programme. Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à cette initiative et leur souhaitons de continuer sur leur lancée pour habiliter les jeunes autochtones et renforcer leurs communautés.

CITATIONS

« Nous sommes enthousiasmés de partager les connaissances acquises au fil d’une décennie de collaboration et honorés de diriger avec Mme Mary Jo Wabano cette équipe nationale, tout en continuant de favoriser le bien-être des enfants et d’être orientés par les communautés. »
Mme Nancy L. Young, directrice de l’École de santé dans les milieux ruraux et du Nord et titulaire de Chaire de recherche

« Je tiens à féliciter Mme Young et ses collègues du Centre de recherche ECHO d’une décennie de travail ardu qui a porté ses fruits. Je me réjouis de savoir que ce partenariat avec le Centre de santé Naandwechige-gamig Wikwemikong favorisera la santé des enfants et jeunes autochtones. À l’Université Laurentienne, nous nous engageons fermement à collaborer avec les collectivités autochtones et sommes heureux de voir aligner des partenariats comme celui-ci sur notre plan stratégique Imagine 2023 qui tient compte de la vérité et de la réconciliation. »
M. Robert Haché, recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne

« I aM Well est un excellent programme qui affirme notre engagement envers la santé et le bien-être des enfants, comme envisagé dans la Déclaration des droits des enfants de la réserve non cédée de Wiikwemkoong. Les enfants sont notre priorité et ce programme nous donne l’occasion de cibler les forces et les possibilités relatives à leur santé tout en habilitant ces derniers en leur permettant de s’exprimer dans le cadre de l’évaluation de leur bien-être. Je suis heureux d’avoir ce programme dans notre communauté. »
Ogimaa (Chef) Duke Peltier, Territoire non cédé de Wiikwemkoong

« J’écoute depuis toujours les voix des enfants et me fais maintenant un devoir de leur accorder la possibilité d’exprimer leurs besoins tout en supprimant pour eux les obstacles afin qu’ils puissent bénéficier de soutien au bien-être mental. »
Mme Mary Jo Wabano, directrice des services de santé, Centre de santé Naandwechige-Gamig Wikwemikong