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Étudiant de la 1re à la 4e année : un cheminement transformateur

par Jack Laushway

En tant qu’étudiants, la vie universitaire constitue une période très intense de notre vie et peut nous forger en faisant de nous ce que nous sommes. Loin de votre famille, vous vous ferez de nouveaux amis et affronterez le monde vous-même, en toute autonomie, pour la première fois. Bien entendu, s’en aller à l’université a de quoi intimider plus d’un au début, mais l’expérience qui en découle est toute aussi enrichissante. 

Étudiant de quatrième année, je peux dire que j’ai beaucoup changé depuis que j’ai franchi ces portes pour la première fois. Tous mes amis vous diront la même chose. Et ce n’est pas parce que mes centres d’intérêt sont différents ou que j’ai une nouvelle coiffure; c’est plutôt mon environnement social et mon image de soi qui ont le plus changé, et j’ose dire, pour le mieux....


1re année

Je suis né à Stittsville, à Ottawa, et j’y ai passé toute ma vie jusqu’à mon départ pour la Laurentienne. Pour ces motifs, j’étais très enthousiaste à l’idée de m’aventurer dans une autre ville, un nouvel environnement, et de découvrir ce que cela me réserve. 

Jusque-là, j’ai toujours eu le sentiment que Stittsville, ma ville, une ville de familles aux revenus les plus élevés et de diversité à très petite dose, m’avait servi d’abri. Qui plus est, mes parents, très stricts, ne me laissaient presque jamais quitter la ville ou m’aventurer hors de leur zone de confort. Je me sentais comme si je n’avais jamais eu beaucoup de liberté et j’étais en quelque sorte coincé dans cette bulle. 

Vivre loin de chez moi, à l’Université, m’amènerait à jouir d’une certaine liberté et à m’ouvrir à de nouveaux horizons. J’ai donc quitté la ville, les yeux rivés sur mon diplôme en administration du sport, le programme que j’avais à cœur depuis la 11e année du secondaire, un choix évident puisque je savais que je voulais me lancer en affaires et que le sport occupait une grande partie de ma vie personnelle. 

Faut-il dire que mes parents étaient nerveux de voir partir si loin, encore très jeune, à l’âge de 17 ans? J’étais nerveux aussi, mais je savais que partir allait ouvrir un chapitre passionnant de ma vie.

Dès mon arrivée sur le campus ou presque, j’ai été stagiaire en analytique auprès des Wolves de Sudbury. On dirait presque un rêve devenu réalité. Quel bonheur délirant que de pouvoir enfin faire le genre de travail que j’ai voulu faire toute ma vie.

Je ne connaissais qu’une seule personne qui étudiait aussi à la Laurentienne. C’était mon ami de toujours qui vivait de l’autre côté de la rue à Stittsville. Nous avions gardé contact, bien que nous nous étions éloignés depuis son déménagement. Il était inscrit au même programme que moi et on a fini par être colocataires. Comme il n’y avait pas de ventilateur dans notre appartement et il faisait trop chaud pour s’endormir, nous passions la nuit à bavarder tard le soir. Aussi mauvaise que fût la chaleur, je suis heureux qu’il en ait été ainsi parce que cette expérience commune nous a permis de resserrer les liens et de passer une année inoubliable. 

Tout le monde dans notre appartement s’entendait bien, et c’est là que j’ai rencontré certains de mes meilleurs amis. Il y avait dans notre appartement un étudiant de deuxième année. Il nous a aidés à faire la transition en nous apprenant les trucs et astuces de l’école. Il y avait aussi quelques étudiants aux années supérieures. Ils m’ont presque pris sous leur aile en me faisant découvrir le campus et m’emmenant à des événements et fêtes auxquels je n’aurais pas assisté autrement. Ma première année a probablement été la meilleure année de ma vie, et je n’y changerais rien.


2e année

Arrivée en deuxième année, les choses ont pris une tournure nettement importante pour moi. Je dirais même que cela a été la plus grande période de transition de toute ma vie. J’ai commencé à vraiment déployer mes ailes et à devenir plus sûr de moi. J’ai de nouveau habité la REC, au même étage, mais avec une nouvelle vague d’étudiants. C’était très amusant de m’y trouver puisque, même si l’expérience était encore un peu nouvelle, j’avais l’avantage de connaître déjà les « rouages ». 

C’était plutôt sympa de pouvoir guider les étudiants de première année et de leur faire partager mon expérience. Je leur ai donné des conseils sur les techniques d’étudier, les sorties hors du campus et les cours, conseils censés les aider à comprendre ce à quoi s’attendre. J’avais de nouveaux colocataires, mais gardais quand même des relations très étroites avec tous mes amis de l’année précédente. 

Mon cercle social grandissait de plus en plus et je commençais à sortir de ma zone de confort et à m’amuser. De plus, j’ai repris le goût de jouer de la guitare, une activité très passionnante puisque la musique a toujours été une partie si importante de ma vie. J’ai aussi commencé à mûrir et à réfléchir davantage à ce que je voulais faire après avoir obtenu mon diplôme. 

Je savais qu’il serait bientôt temps d’entamer ma carrière et de planifier ma vie. J’ai commencé à m’investir sérieusement dans mon éthique de travail et je suis devenu beaucoup plus discipliné. C’est-à-dire que j’ai commencé à fréquenter le gymnase plus souvent, à me réveiller plus tôt et à rechercher d’autres possibilités d’emploi afin d’améliorer mes compétences et d’étoffer mon expérience. En décembre de cette année, j’ai eu 19 ans, enfin, et j’ai commencé à me sentir grandir.


3e année

Rendue à ma troisième année, je me suis dit qu’il était temps de quitter la REC, de choisir une résidence réservée aux étudiants en années supérieures, et j’ai déménagé à la Résidence Ouest où je suis devenu mentor auprès d’autres étudiants. Ce faisant, j’ai développé encore plus mes compétences interpersonnelles au-delà de ce que j’avais fait l’année précédente. 

Entre-temps, en ma troisième année, je me suis fait un cercle d’amis formidables qui se sont réunis pour créer un grand groupe d’amis. Cela nous a permis de faire beaucoup plus de choses comme le paintball, la sortie au casino et d’autres activités.

De mon côté, j’avais du plaisir à pouvoir m’entretenir avec des personnes aussi diverses. Et même si nombre d’entre eux étaient occupés, il y avait toujours quelqu’un avec qui passer le temps. Une fois encore, pour la troisième année consécutive, j’ai joint la Ligue de hockey des résidences et je me suis éclaté. J’ai commencé à bien jouer et à m’inscrire grandement au pointage à chaque match. Notre équipe était composée de joueurs formidables qui s’entendaient bien. On s’amusait tellement à chaque match parce qu’on jouait avec acharnement et voulait gagner. Nous avons fini par gagner la finale et remporter le trophée.


4e année

Au terme de ma troisième année d’études, l’été suivant, j’ai été stagiaire au sein du groupe Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG), un stage des plus enrichissants parce que, chaque jour, j’ai appris à connaître l’industrie du sport, une expérience qui m’a aidé à me préparer au monde du travail puisque je devais bien m’habiller tous les jours, être ponctuel et travailler assidûment à tout instant. C’était une période remarquable et, sur le plan personnel, je le sais, j’ai beaucoup grandi. 

Après trois ans de vie en résidence - j’ai adoré chaque minute de mon séjour en résidence -, j’ai décidé de déménager hors campus estimant qu’il était temps de le faire et de tenter une nouvelle expérience. Je me suis dit que ce serait une excellente occasion de parfaire mes compétences ménagères et culinaires, mes aptitudes au nettoyage et à la cuisine, et de mieux me préparer à la vie après l’université. 

Je ne savais pas trop dans quelle mesure j’allais aimer Sudbury, mais j’ai été surpris de voir à quel point j’ai aimé la ville. Avant que je ne parte à l’université, j’étais une personne très extravertie au sein de mes cercles sociaux. Mais, en présence d’étrangers et au sein de grands groupes, je me sentais maladroit d’un côté et timide de l’autre. Aujourd’hui, je suis fier de voir ce que je suis devenu et à quel point j’ai grandi.

J’avoue toujours la même passion pour le sport, la musique et les affaires, mais me dévoue maintenant à la maturation personnelle avec beaucoup de confiance et de détermination. Je suis très reconnaissant de toutes les expériences que j’ai vécues au cours des trois dernières années et de toutes les amitiés que j’ai nouées. L’Université m’a fait vivre jusqu’ici une expérience merveilleuse, et je suis ravi à la perspective de finir mes études du bon pied.

Du temps que j’ai passé à la Laurentienne, je m’en souviendrai toujours et me rappellerai à quel point je me suis amusé. 

Mes études ont formé la personne que je suis aujourd’hui, mais les moments qui me resteront toujours sont ceux que j’ai passés avec des amis, des relations qui dureront toute une vie. L’Université Laurentienne occupera les quatre meilleures années de votre vie parce que ces années vous feront acquérir tous les outils nécessaires pour vous préparer à la vie après les études. Assurez-vous donc de profiter de toutes les possibilités qui s’offrent à vous, et ne tenez jamais rien pour acquis. 

Je suis heureux d’avoir osé sortir de ma zone de confort parce que ce n’est qu’à ce prix que vous pourrez réaliser pleinement votre potentiel. Vous devez être disposés à vous adapter, à prendre le pli de votre nouvel environnement, et ne pas craindre le changement. En clair, soyez prêt à faire preuve d’ouverture, à tenter de nouvelles expériences et à essayer beaucoup de choses différentes. En fin de compte, la vie est ce qu’on en fait.